Pauline Marois, Première ministre du Québec au Medef

Le Medef recevait le 17 octobre, Pauline Marois la nouvelle Première ministre du Québec (élue le 4 septembre dernier) accompagnée d’une délégation de haut niveau, dans le cadre de sa première mission à l’étranger. L’occasion de renforcer les relations étroites d’affaires et d’amitié que la France et le Québec entretiennent de longue date.

Sur le plan économique, la province de Québec demeure l’acteur principal de la dynamique franco-canadienne et un partenaire privilégié de la France en Amérique du Nord (49% de nos exportations et 46.5% de nos importations vers et depuis le Canada se font avec le Québec).

La France est le second investisseur étranger au Québec après les Etats-Unis, et 75% des filiales françaises implantées au Canada y sont recensées. Au total on en compte plus de 400 qui génèrent 30 000 emplois dans la province.

Si la plupart des grands groupes français sont implantés de longue date, les PME innovantes sont de plus en plus nombreuses à tenter à leur tour l’aventure. Elles trouvent au Québec une terre d’accueil qui leur offre un accès privilégié au marché nord-américain.

Le bilan est donc positif, mais il est possible d’aller plus loin car les opportunités ne manquent pas renforcer nos liens économiques et la coopération industrielle entre la France et le Québec.

Parmi ces opportunités, on trouve bien sûr le Plan de développement du Nord québécois et ses 58 Mrds d’euros d’investissements sur 25 ans. Ce vaste programme, qui n’est pas remis en cause par le nouveau gouvernement, devrait connaitre quelques ajustements (évolution du cadre fiscal minier, considération forte de l’impact environnemental, plus grande association des populations autochtones, approche incitative dans certains secteurs clés).

Le projet de création d’une Banque de développement économique du Québec (regroupant des institutions qui travaillaient jusque-là indépendamment comme Investissement Québec, notamment) et d’instauration d’un guichet unique devrait contribuer à rendre plus accessible l’offre québécoise d’accompagnement des entreprises.

De surcroit, la perspective de la signature d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (les négociations étant dans leur phase de conclusion) est également un élément positif et devrait contribuer à soutenir le développement des échanges et investissements entre les deux pays.

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