Dilma Rousseff au Medef

Laurence Parisot a accueilli au Medef, mercredi 12 décembre, la présidente de la République du Brésil, Dilma Rousseff, accompagnée de plusieurs ministres de son gouvernement, du président de la CNI (homologue brésilien du Medef) et de chefs d’entreprise brésiliens, dans le cadre de sa visite officielle de 48 heures en France. La rencontre a réuni plus de 250 entrepreneurs et hommes d’affaires venus témoigner de leur intérêt pour le géant sud-américain, échanger sur les perspectives économiques qu’il présente et évoquer les projets et possibilités de coopérations entre les deux pays. Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a représenté le gouvernement français.

Le Brésil est en route pour devenir la 5ème puissance mondiale. Son dynamisme économique est porté par un marché vigoureux de près de 200 millions de consommateurs au pouvoir d’achat croissant : Dilma Rousseff a souligné la montée en puissance d’une nouvelle classe moyenne qui représente aujourd’hui 55% de la population. Le dynamisme brésilien est aussi porté par ses grandes entreprises : certaines d’entre elles devenues des leaders internationaux à l’instar, par exemple, de Petrobras dans le pétrole, d’Odebrecht ou de Camargo Correa dans les infrastructures, étaient représentées dans la délégation qui accompagnait la présidente Rousseff. Ce dynamisme économique est enfin porté par une politique volontariste. Dilma Rousseff, pour qui développer l’attractivité de son pays et attirer les investisseurs étrangers est une priorité, a plaidé au MEDEF pour des liens resserrés avec la France afin « d’exploiter les nouvelles opportunités qu’offre la crise »« Il y un potentiel entre nos deux pays » a-t-elle ajouté.

Les opportunités ne manquent pas, les grandes occasions sportives à venir en tête : l’organisation par le Brésil de la coupe du monde de Football en 2014 puis celle des jeux olympiques de Rio en 2016 ouvrent des perspectives de coopération dans les domaines des infrastructures et du tourisme notamment. Dilma Rousseff a d’ailleurs souhaité qu’il y ait autant d’émulation dans les stades qu’à l’extérieur.

Comme Laurence Parisot l’a rappelé, 450 entreprises françaises sont d’ores et déjà présentes au Brésil et y emploient près de 400 000 brésiliens. Nos investissements (en stocks) sont plus élevés que ceux en Inde, Russie et Chine réunis ! Bien d’autres pourraient vouloir tenter l’aventure et portent, comme l’a souligné la présidente du MEDEF, aujourd’hui une grande attention aux évolutions d’une part de l’environnement des affaires, parfois complexe sur le plan juridique et fiscal, et d’autre part des coûts d’installation, ce fameux « custo Brasil » souvent élevé et pouvant faire obstacle aux projets de nos entreprises et en particulier de nos PME.

Lors de cette rencontre, une initiative forte a également été mise à l’honneur dans le domaine de la formation : le programme brésilien de bourses d’études « Science sans frontières », priorité de la Présidente du Brésil, est un exemple de belle coopération de nos deux pays puisque 24 entreprises françaises ont déjà accepté d’y apporter leur soutien en accueillant en leur sein des stagiaires brésiliens dans les mois à venir.

Cette rencontre a permis de souligner la volonté des deux pays de voir se renforcer un axe franco-brésilien fort autour de coopérations entre entreprises françaises et brésiliennes dans des domaines divers, à la fois en France et au Brésil, mais aussi dans le reste du monde.

A noter que les échanges commerciaux entre le Brésil et la France ont augmenté de 40% au cours des cinq dernières années et se sont élevés à 8,3 milliards de dollars au cours des dix premiers mois de 2012, selon la diplomatie brésilienne. La France détient actuellement 2,4 % de part de marché au Brésil loin derrière les Etats-Unis (15 %) la Chine (14,5 %) ou même l’Allemagne (6,7 %).

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