MEDEF Actu-Eco de la semaine du 10 au 14 décembre 2012

FRANCE

1.Prix à la consommation en novembre 2012 : -0,1%, soit +1,4% sur un an, rythme le plus faible depuis août 2010

2.Solde commercial en octobre 2012 : -66 milliards d’euros en cumul sur douze mois, déficit le plus faible depuis le printemps 2011

3.Production industrielle en octobre 2012 : -0,9%, -4% sur un an

4.Emploi salarié au 3ème trimestre 2012 : -41 700, dont -10 500 hors intérim

INTERNATIONAL

5.Marché de l’emploi aux Etats-Unis en novembre 2012 : création de +146 000 emplois, baisse du taux de chômage

6.Tendances récentes des marchés

BRÈVE

La Banque de France a confirmé sa prévision d’une contraction de -0,1% du PIB au 4ème trimestre 2012.


L’indice des prix à la consommation, en données brutes, a baissé de -0,2% en novembre 2012, après +0,2% en octobre. En données corrigées des variations saisonnières, l’indice des prix s’est replié de -0,1%, après +0,2% en octobre.
Cette baisse de l’indice sur un mois résulte de celle des prix des produits énergétiques (-1%) et des produits alimentaires (-0,1%). Ceux des services ont stagné, alors que ceux des produits manufacturés ont augmenté (+0,2%).

Sur un an, l’indice des prix a augmenté de +1,4%, après +2% en moyenne depuis le printemps. Il s’agit de son rythme le plus faible depuis août 2010.

Entre août et novembre 2012, les prix ont quasiment stagné (+0,2% l’an), en
nette décélération par rapport aux trois mois précédents
: +2,4% l’an entre mai et août. Cette évolution recouvre :

  • une contraction des prix des produits énergétiques (-1,9% l’an entre août et novembre, après +11,2% l’an entre mai et août), et des services (-1,9% l’an, après +3,4% l’an) ;
  • un maintien de la progression des prix des produits alimentaires à +2,9% l’an ;
  • une accélération des prix des produits manufacturés (+2,2% l’an, après -1,9% l’an).

L’inflation sous-jacente (hors tarifs publics, énergie et produits frais) a
baissé de -0,7% l’an sur trois mois en novembre
. Elle poursuit son ralentissement sur un an : +0,7%, après +0,9% en octobre.


Le déficit FAB-FAB des échanges de marchandises s’est réduit de -5 milliards
d’euros en septembre 2012
à -4,7 milliards d’euros en octobre 2012. Cette légère amélioration provient :

  • d’une hausse de +0,7% des exportations, notamment grâce aux ventes de produits chimiques et de pétrole raffiné ;
  • d’une contraction de -0,2% des importations, malgré la reprise des approvisionnements énergétiques.

En glissement sur douze mois, le déficit commercial FAB-FAB s’est réduit de
-74,5 milliards d’euros en octobre 2011 à -66,1 milliards d’euros en octobre
2012
, niveau le plus faible depuis le printemps 2011.
Ceci s’explique par des exportations deux fois plus dynamiques que les importations, respectivement +5,1% et +2,6%.

En données FAB-CAF, le déficit commercial est passé de -91,4 milliards d’euros en octobre 2011 à -83,1 milliards d’euros en octobre 2012 (toujours en cumul sur douze mois).
Ce redressement de plus 8 milliards d’euros résulte, sur le plan sectoriel, d’une réduction de notre déficit industriel, permise par le dynamisme des exportations, et, sur le plan géographique, d’un redressement du solde de nos échanges avec l’Asie et avec l’Europe hors UE. En revanche, la dégradation du déficit avec la zone euro s’est poursuivie.
Hors énergie, le déficit commercial est passé, sur la même période, de -29,8 milliards d’euros à -15,5 milliards d’euros.


En ligne avec un climat des affaires dégradé, l’indice de production dans l’industrie manufacturière a de nouveau baissé en octobre 2012 : -0,9%, après -3,4% en septembre 2012. Cette baisse recouvre notamment un repli de -4,7% dans l’automobile.
Sur un an, l’indice est en repli de -4%.

En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (août, septembre, octobre), la production manufacturière a quasiment stagné par rapport aux trois mois
précédents
(+0,1%, -2,3% sur un an).

Cette quasi-stagnation recouvre des disparités selon les secteurs : de +1% dans les industries agroalimentaires à -2,1% dans la cokéfaction et le raffinage, en passant par +0,5% dans la fabrication d’équipements et de matériels de transport et par -0,3% dans la fabrication d’autres produits industriels (dont -2,5% dans la chimie, -1% dans le textile-cuir, -0,2% dans la métallurgie).

La production industrielle moyenne des trois derniers mois connus reste inférieure de 13% à son niveau de 2007.


L’INSEE vient de publier une deuxième estimation de l’emploi salarié dans le secteur marchand non agricole au 3ème trimestre 2012. Par rapport à celle du 13 novembre, cette nouvelle estimation fait état d’une moindre réduction des effectifs tant
au 2ème trimestre
(-16 100 postes, contre -22 400 dans la première estimation) qu’au 3ème trimestre (-41 700 postes, contre -50 400). Cette correction ne doit pas masquer la nette accélération des réductions d’effectifs au cours de l’été.
Entre l’été 2011 et l’été 2012, l’effectif salarié a enregistré sa plus forte baisse depuis le 1er trimestre 2010 (-56 600 postes).

Cette contraction des emplois salariés au 3ème trimestre recouvre :

  • une forte diminution des emplois intérimaires (-31 200 postes, après -18 400) ;
  • une baisse des emplois hors intérim de -10 500, première baisse depuis un an ;
  • un ralentissement des réductions d’emploi dans l’industrie (-5 400 postes, après -7 400) et dans la construction (-2 700 postes, après -4 800) ;
  • des pertes d’emploi dans le tertiaire marchand hors intérim (-2 200 postes) après trois trimestres consécutifs de créations. Cette évolution recouvre un ralentissement des créations d’emploi dans les services marchands (+700 postes, après +14 500) et une accélération des réductions d’emploi dans le commerce (-2 900 postes, après -100).

Les créations d’emploi salarié dans le secteur non agricole aux Etats-Unis des
deux derniers mois ont été révisées à la baisse
: de +148 000 à +132 000 en septembre et de +171 000 à +138 000 en octobre. Elles se sont quelque peu accélérées en novembre 2012 (+146 000 postes).

Ces créations d’emploi de novembre sont entièrement imputables au secteur privé, qui a créé +147 000 postes, après +189 000 en octobre. Le secteur public a réduit ses effectifs de -1 000 postes.

Par ailleurs, le taux de chômage s’est réduit à 7,7% de la population active en novembre 2012, après un léger rebond à 7,9% en octobre. Il est à son plus bas niveau depuis décembre 2008. Le nombre de chômeurs s’élève à 12 millions de personnes, soit une baisse de -229 000 personnes.
Les créations d’emploi n’expliquent pas tout. Cette baisse du chômage résulte également pour partie d’un nombre croissant de personnes qui, découragées de ne pas trouver du travail, ne se déclarent plus comme demandeurs d’emploi.



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