Que faut-il retenir de Doha ?

La Conférence des Parties qui s’est achevée le 9 décembre a été marquée par la signature d’un accord a mimima qui entérine les avancées de Durban tout en confirmant l’ampleur du chemin à parcourir jusqu’à l’échéance de 2015. La « passerelle de Doha pour le climat » est composée de plusieurs textes qui reprennent les quatre principaux enjeux identifiés jusque-là : seconde période d’engagement au protocole de Kyoto, travail sur l’action de coopération à long terme sous la convention ; financement de moyen et long termes ; négociation du futur accord mondial dans la plateforme de Durban.

L’accord crée un amendement au protocole de Kyoto, entérinant une seconde période d’engagement au protocole, du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2020. Il reconnaît une « application provisoire » de cette seconde période, dans l’attente de la ratification de la seconde période par les Parlements nationaux. Le Canada se retire du protocole. Le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Russie en restent membres mais ne s’engagent pas dans la seconde période. Cet accord limite également l’éligibilité aux mécanismes de projets du protocole de Kyoto (dont les Mécanismes de Développement Propre) aux seuls pays ayant pris des engagements dans le cadre de la seconde période de Kyoto.

Les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre déposés par les parties prenantes à l’horizon 2020 par rapport à 1990 sont les suivants : Australie : de -5 à -15 %, voire -25 % en cas de décision comparable des autres puissances ; Biélorussie : -8% ; Croatie : – 20 %, voire -30 % dans le cadre de son adhésion à l’UE ; Kazakhstan : -7% ;  Liechtenstein : -20 %, voire -30 %, en cas de décision comparable des autres puissances ; Monaco : -30% ; Norvège : -30 à -40% ; Suisse : -20 à -30% ; Ukraine : -20% ; Union Européenne : -20 %, voire -30 % en cas de décision comparable des autres puissances.

Le MEDEF plaide pour un accord mondial ambitieux à 2015 qui assure une convergence des efforts de réduction au niveau mondial afin que l’Union européenne « continue à faire la course en tête, mais qu’elle ne fasse plus la course seule. »

>> Télécharger les conclusions de la COP de Doha

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