Laurence Parisot sur BFM Business : Il faut encourager l’esprit d’entreprise

Invitée de Good Morning Business le mardi 9 avril Laurence Parisot s’est dite « plutôt satisfaite » de la transcription de l’accord du 11 janvier par l’Assemblée nationale, déplorant toutefois « que les parlementaires socialistes aient grignoté, amendé en compliquant un peu certains outils, certains dispositifs… » Elle a également appelé les pouvoirs publics à encourager l’esprit d’entreprise pour permettre à la France de sortir de la spirale de la crise.

« Globalement, l’Assemblée a respecté les grandes lignes, les grands dispositifs qui étaient dans l’accord sur l’emploi, malheureusement, les parlementaires socialistes ont également grignoté, amendé en compliquant un peu certains outils, certains dispositifs, donc nous sommes proches de la sortie de l’Assemblée nationale, nous sommes plutôt satisfaits… » a déclaré Laurence Parisot, mais a-t-elle précisé « je ne voudrais pas que ce qui a déjà été grignoté à l’Assemblée nationale soit mangé de manière encore plus significative au Sénat.

Revenant par ailleurs sur la crise dans laquelle notre pays est plongé, Laurence Parisot  n’a pas caché son inquiétude « on est saisi par tout ce qui se passe, effrayé aussi, je vois que de plus en plus de commentateurs évoquent un scénario type années 30 pour notre pays et pour l’Europe, je l’ai moi-même écrit dans un livre, que j’ai publié en septembre 2011, et qui s’appelle «  Un piège bleu marine ». (…) Nous sommes aujourd’hui dans une spirale où la crise économique est tellement grave que notre pays est sur le point de basculer dans une forme d’appauvrissement (…) Prenons les décisions qui nous permettent d’écrire un autre scénario. Et cela passe par l’entreprise passe par l’entrepreneuriat, passe par l’encouragement, je dirais même l’apprentissage de l’esprit d’entreprise, c’est cela que les Assises de l’entrepreneuriat peuvent apporter… »

Interrogée également sur la fiscalité des plus-values de cession d’actions Laurence Parisot a  déclaré « Il ne faut pas imaginer des distinctions suivant que vous possédez 5 %, 10 % ou 30 %. Vous voyez bien la difficulté que cela pose dans les entreprises qui ont des associés et qui ont une répartition différente du capital (…) Arrêtons de chercher à distinguer la jeune entreprise innovante, des autres entreprises, comme si la vieille entreprise n’était pas également, souvent, très innovante (…) Pour que les choses marchent, il faut que deux critères soient respectés : premièrement, que cela soit lisible,; deuxièmement, qu’on se situe dans la moyenne des pays avec lesquels nous sommes en concurrence. Avec le système que nous proposons ce matin aux Assises de l’Entreprenariat, on se retrouverait, en matière de plus-values de cession, dans la moyenne européenne au bout de six ans de détention. Je crois que c’est quelque chose qui serait tout à fait sain! »

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