Laurence Parisot sur France Inter : Amnistie sociale, « nous sommes très soulagés »

Laurence Parisot était le jeudi 25 avril l’invitée du journal de 13 heures sur France Inter. L’occasion pour elle de commenter les grands sujets d’actualités concernant les entreprises : premières sanctions contre les inégalités salariales entre les hommes et les femmes, voyage du chef de l’Etat en Chine, abandon de la loi d’amnistie sociale ou encore débat sur la transition énergétique et le gaz de schiste.

« Je suis à la fois triste et irritée » a déclaré Laurence Parisot après les premières sanctions contre les inégalités salariales, «triste de constater que la misogynie est encore à ce point présente dans notre pays, et pas seulement dans les entreprises, et en même temps je suis irritée de voir que les seules sanctions que l’on puisse imaginer sont des sanctions financières qui peuvent être très lourdes pour les entreprises (…) je ne pense pas que cette approche soit la plus pertinente dans la conjoncture actuelle.»  Pour Laurence Parisot , « résoudre la misogynie est un enjeu de société, un enjeu d’éducation qui devrait faire l’objet d’une mobilisation collective. »

Egalement interrogée sur l’abandon par le gouvernement du projet de loi d’amnistie sociale, Laurence Parisot  a déclaré « nous sommes très soulagés et saluons la sagesse du gouvernement et de la majorité sur cette question. L’amnistie sociale, telle qu’elle avait été envisagée était profondément choquante. »  Pour Laurence Parisot cela montre « la reconnaissance par le gouvernement de la vertu du dialogue social ».

Appelée à commenter le voyage du président de la République en Chine, Laurence Parisot a considéré que « c’est absolument essentiel » soulignant que « les entreprises françaises ont en Chine des positions fortes dans un certain nombre de secteurs ». « Mais a-t-elle précisé, il faut avoir ce type de démarche très fréquemment. Il faut multiplier et intensifier les relations à tous les niveaux ».

Enfin sur le débat sur transition énergétique, Laurence Parisot a plaidé pour qu’il «amène à définir un nouveau mixte énergétique. Dans ce nouveau mixte nous devons garder le nucléaire et aussi tout faire pour encourager les énergies renouvelables. Mais nous ne devons également pas exclure de connaître cette énergie que nous avons dans le sous-sol français et qui nous permettrait de résoudre beaucoup de problèmes. » Selon elle, la richesse que constitue le gaz de schiste pourrait nous permettre de « baisser les coûts pour notre industrie et de mieux financer notre protection sociale. »

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