Laurence Parisot sur Europe 1 : « Ce qui est en jeu aujourd’hui c’est la vitesse d’exécution et c’est l’intensité des réformes »

Laurence Parisot invitée de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 le jeudi 16 mai  a  jugé « tout à fait triste pour notre pays » l’annonce de la récession mais elle considère « qu’évidemment on peut s’en sortir, on peut retrouver la voie de la croissance, à condition que chacun comprenne ce qui est à l’origine de cette situation, et qui se résume en un seul mot, une seule expression : le manque de compétitivité de notre pays ».

Pour Laurence Parisot « tout doit donc être fait, tous les jours, dans toutes les décisions, publiques, économiques, et sociales, pour redonner une vigueur à notre pays, pour lui redonner la compétitivité dont il a besoin ». « J’ai dit très clairement qu’il fallait aller loin dans les réformes structurelles, qui vont permettre progressivement de réduire les déficits publics, qu’il fallait aller loin dans des politiques économiques pro-entreprises, c’est ce que nous expliquons depuis des années. Ce qui est en jeu aujourd’hui c’est la vitesse d’exécution et c’est l’intensité des réformes » a-t-elle ajouté. Pour elle au début du mandat de François Hollande « On est parti sur des faux débats, et on n’a pas dit avec suffisamment de force l’importance de cette question de la compétitivité, ni l’importance de la question européenne (…) en revanche depuis la fin de 2012, avec le crédit d’impôt compétitivité, avec l’accord que nous venons de signer avec les syndicats et qui vient d’être ratifié les choses vont dans une direction plus favorable(…) Bien sûr qu’il faut des remèdes supplémentaires, je viens d’expliquer qu’il faut aller plus loin dans les réformes structurelles, il faut réduire les dépenses publiques, les dépenses de l’Etat, les dépenses des collectivités locales. Il faut tout faire pour donner, à nouveau, totalement confiance aux investisseurs et aux entrepreneurs, des progrès ont été accomplis, notamment avec la réforme annoncée par le président de la République, de la fiscalité des plus-values de cessions, mais il y a encore des annonces qui vont à l’opposé de cela. »

Laurence Parisot souhaite également que « Bercy travaille d’une manière très étroite avec les entreprises. »

Interrogée sur la réforme des retraites, Laurence Parisot a de  nouveau préconisé le recul de l’âge légal à 65 ans à l’horizon 2014 « nous préconisons cela, parce que si nous continuons sur la tendance actuelle, d’ici 2020 le déficit cumulé de toutes les branches retraite sera de 200 milliards d’euros, non seulement c’est une catastrophe pour les futurs retraités, pour les jeunes générations n’en parlons pas, mais même, il n’y aura pas de croissance, c’est impossible. »

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