MEDEF Actu-Eco de la semaine du 3 au 7 juin

FRANCE
1.Immatriculations de véhicules neufs en mai 2013 : +0,1% en moyenne mobile sur trois mois (+4,4% pour les voitures de marques françaises)
2.Dépenses de consommation des ménages en avril 2013 : léger recul imputable aux dépenses en produits alimentaires
3.Demandes d’emploi en avril 2013 : nouvelle hausse (+1,2%) et nouveau record (3 264 400 chômeurs)
4.Moral des ménages en mai 2013 : indicateur au plus bas depuis juillet 2008
5.Constructions résidentielles en avril 2013 : repli de -14,8% des mises en chantier en glissement sur douze mois

INTERNATIONAL
6.Climat des affaires aux Etats-Unis en mai 2013 : légère contraction de l’activité manufacturière
7.Tendances récentes des marchés

 


Les immatriculations de voitures particulières et commerciales neuves (données CVS-CJO) se sont légèrement repliées en mai 2013 (-0,8%), après une progression de +6,1% au mois précédent. Cette évolution recouvre un repli des immatriculations des voitures de marques françaises (-4,1%), et une progression de celles de marques étrangères (+2,2%).
Entre mai 2012 et mai 2013, l’ensemble des immatriculations s’inscrivent en baisse de -10,2%.

En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (mars, avril, mai 2013), les immatriculations sont en hausse de +0,1% par rapport aux trois mois précédents (-10,7% sur un an). Elles sont au nombre de 1 734 000 en rythme annualisé, soit un niveau inférieur de 17,4% à la moyenne 2000-2012.

Cette légère augmentation résulte exclusivement des voitures de marques françaises (+4,4%). Les immatriculations de voitures de marques étrangères ont baissé de -3,5%.

A titre de comparaison, cette quasi-stagnation du nombre d’immatriculations de voitures neuves au cours des trois derniers mois connus en France contraste avec les progressions enregistrées dans les pays voisins européens : +1,2% en Allemagne, +3% en Espagne, +9% en Italie.


Les dépenses de consommation des ménages en biens (50% de la totalité de la consommation en biens et services) ont légèrement reculé en avril 2013 (-0,3% en volume), après une progression de +1,3% au mois précédent. Cette baisse est entièrement imputable au recul des dépenses en produits alimentaires (-3,3%), tous les autres postes ayant progressé, de +0,7% dans l’équipement du logement à +2,8% dans l’énergie.

En moyenne sur les trois derniers mois connus (février-mars-avril 2013), les achats des ménages ont progressé de +0,2% par rapport aux trois mois précédents (-0,7% sur un an).

Cette modeste remontée recouvre des évolutions contrastées entre les catégories de biens :

  • repli des achats liés à l’équipement du logement (-0,9%), des achats liés à l’automobile (-2,9%), et, de façon plus marquée, des dépenses en textile-cuir (-4,7%) ;
  • progression des dépenses alimentaires (+0,4%), et plus encore, des dépenses énergétiques (+4,5%).

Le taux de chômage au sens du BIT en France métropolitaine s’est établi à 10,4% de la population active au 1er trimestre 2013, après 10,1% au 4ème trimestre 2012. Il se rapproche ainsi de son record de 1997.

En avril 2013, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans emploi) en France métropolitaine s’est de nouveau accru : +39 800 (+1,2%), après +36 900 au mois précédent. Il a ainsi enregistré un nouveau record historique : 3 264 400 personnes.
En y ajoutant les personnes en activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 58 100 personnes, pour atteindre 4 799 200.

Entre avril 2012 et avril 2013, le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de +12,5% (+361 700 personnes), plus forte hausse depuis février 2010.
Cette hausse recouvre :

  • par sexe : une progression plus importante chez les hommes (+13,7%, soit +205 600 personnes) que chez les femmes (+11,1%, soit +156 100) ;
  • par tranche d’âge : un accroissement de +10,8% pour les 25-49 ans (+195 200), de +12,7% chez les moins de 25 ans (+63 200) et de +17,4% pour les 50 ans et plus (+103 300, plus forte hausse jamais enregistrée).

Le nombre de demandeurs d’emploi pour les catégories A, B et C a progressé de +10,8%, soit +467 200 personnes. Pour les inscrits depuis un an ou plus, il s’est accru de +15,4% sur un an, alors que la hausse a été deux fois moins importante pour ceux inscrits depuis moins d’un an (+7,9%).


La confiance des ménages s’est fortement dégradée en mai 2013 : l’indicateur synthétique s’est réduit de 4 points et retrouve ainsi son point bas historique de juillet 2008.

Dans le détail, l’opinion des ménages s’est dégradée concernant leur situation financière future. Ils considèrent le moment moins opportun pour faire des achats importants.
Par ailleurs, les ménages sont nettement plus nombreux qu’en avril à anticiper une hausse du chômage. Le solde correspondant est à son plus haut niveau depuis juin 2009.


En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (février, mars, avril 2013), les mises en chantier ont progressé de +2,4% par rapport aux trois mois précédents. Leur plongeon semble donc s’être interrompu. La progression des permis de construire a été nettement plus marquée (+10,3%).

En glissement sur douze mois, les mises en chantier se sont néanmoins inscrites en baisse de -14,8% entre avril 2012 et avril 2013, soit une baisse de -58 600 logements nouveaux.
Au nombre de 338 270, elles restent proches de leur point bas de 2010 et sont inférieures de 12,1% à leur moyenne 2000-2012.

Les constructions autorisées se sont également repliées mais de façon moins marquée (-6%). Ils sont à niveau supérieur de 5,7% à leur moyenne de longue période.

Pour les mois à venir, le marché du logement en France devrait rester dégradé, compte tenu du contexte économique actuel (panne de croissance, chômage, moral des ménages au plus bas, etc.).


Selon la dernière enquête auprès des directeurs d’achat, l’indice synthétique ISM du secteur manufacturier aux Etats-Unis s’est replié, en mai 2013, pour le troisième mois consécutif. Il est repassé sous la barre des 50 (seuil délimitant la zone d’expansion et la zone de contraction de l’activité), pour la première fois depuis novembre 2012. Ceci traduit, contre toute attente, un léger recul de l’activité manufacturière.
Ce repli de l’indice se retrouve dans toutes ses composantes, qu’il s’agisse des carnets de commandes (totales comme à l’exportation), des perspectives de production ou de l’emploi.

L’indice synthétique ISM concernant les activités manufacturières s’est légèrement redressé en mai 2013. Il se situe à un niveau proche de sa moyenne des années 2000-2012. Cette évolution de l’indice synthétique recouvre une progression de la composante « carnets de commandes » et un recul de celle relative à l’emploi, cette dernière restant toutefois supérieure à la ligne des 50.

Cette orientation décevante de l’activité manufacturière au printemps 2013 devrait peser sur la croissance du PIB américain au 2ème trimestre 2013, mais de façon modérée, au vu de l’orientation des derniers indicateurs (redressement du marché du logement, profits des entreprises à des niveaux record, notamment).



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