Rapport CNAMTS : le Medef émet un avis défavorable et appelle à de véritables réformes structurelles

Le Medef a rendu au Conseil de la CNAMTS du 11 juillet un avis défavorable sur le rapport « charges et produits 2014 » qui doit être remis au gouvernement et au Parlement. Pour mémoire, ce rapport, qui s’appuie sur une nouvelle approche de la dépense par pathologie, formule 27 propositions pour un plan d’économies de 2,48 Mds€ dans le cadre d’un objectif national d’évolution des dépenses d’assurance maladie (Ondam) à 2,4 %.

Tout en soulignant la qualité d’analyse de ce rapport, le Medef regrette que les propositions ne soient « pas à la hauteur des enjeux » et reposent cette année encore essentiellement sur les produits de santé qui contribueraient à hauteur de 1,5 Md€. Or le contexte économique particulièrement difficile exige un freinage plus significatif des dépenses associé à des réformes structurelles de grande ampleur. A cet égard, le ralentissement de l’Ondam de 2,6 % à 2,4 % est indispensable mais insuffisant quand la croissance du PIB est nulle voire négative, et quand notre pays dépense toujours plus pour la santé avec des résultats sanitaires de plus en plus contrastés.

« Alors que le gouvernement finalise sa stratégie nationale de santé et dans la
perspective des arbitrages du PLFSS 2014, nous appelons les pouvoirs publics à
faire preuve de courage et d’audace en engageant des réformes structurelles dans
le cadre d’un effort pluriannuel justement partagé entre les acteurs
», souligne Jean-François Pilliard, Vice-Président du Medef en charge du Pôle social. Le Medef rappelle que de nombreux rapports récents (Igas-IGF, MECSS, Cour des comptes, CNAMTS,…) ont démontré qu’il était possible de gagner en efficience tout en améliorant la qualité et la sécurité des soins.

Cette exigence est d’autant plus forte que les perspectives économiques sont préoccupantes sans espoir de rebond à court terme, et que le déficit de l’assurance maladie pourrait dépasser 10 Mds€ en 2014. Le Medef s’oppose à toute augmentation des prélèvements sur les entreprises et appelle à une réforme du financement de la protection sociale favorisant la compétitivité de l’économie française, la croissance et donc l’emploi.

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