Pierre Gattaz sur France Inter : « mon obsession, c’est l’économie, c’est l’entreprise et c’est surtout l’emploi »

Pierre Gattaz était l’invité de Marc Fauvelle mercredi 17 juillet à 8h20 sur France Inter, l’occasion pour le nouveau Président du Medef de rappeler que son obsession, c’est l’économie, c’est l’entreprise et c’est surtout l’emploi. « Nous avons une fiscalité insupportable en France » a-t-il déclaré, demandant au gouvernement « une vraie baisse des dépenses publiques ». Pour lui, « il est impératif, d’avoir des mesures de baisse de la fiscalité et de baisse du coût du travail par la baisse des charges. »

Pierre Gattaz affirme vouloir mener « un combat positif de pédagogie, d’accompagnement, mais néanmoins de fermeté » (…) « Je demande au gouvernement depuis plusieurs mois maintenant d à ce qu’on agisse et qu’on prenne des mesures d’urgence pour éteindre l’incendie et pour que nos entreprises repartent et réembauchent. » a-t-il précisé.

« Nous avons une fiscalité insupportable en France. (…) il faudrait rentrer dans la vraie baisse des dépenses publiques, dans l’optimisation de l’Etat, des services de l’Etat, des territoires » a poursuivi Pierre Gattaz.

Le Président du Medef a également déploré « qu’en France on considère chaque fois qu’on essaye d’alléger le coût du travail que cela va directement dans les dividendes des actionnaires. Cela me rend fou, a-t-il déclaré car il faut savoir que les entreprises sont asphyxiées en France avec des marges de 28%, par rapport à 40% en moyenne européenne. Nous avons 12 points de marge en moins que la moyenne européenne. » (..) « Il est impératif, je dis bien impératif d’avoir des mesures de baisse de la fiscalité et de baisse du coût du travail par la baisse des charges. Et en effet le CICE a juste compensé, les 30 milliards de dépenses supplémentaires que nous avons subies depuis juillet 2011. »

Pierre Gattaz ne voit « pas de reprise aujourd’hui (…) Il y a peut-être des indicateurs mais sur le terrain on ne voit rien. C’est encore le brouillard et l’inquiétude. »

Interrogé sur la loi sur la reprise des sites rentables, dite loi Florange, le Président du Medef a demandé qu’on arrête ce genre de mesure : « pour créer de l’emploi il faut des entreprises et il faut un environnement de confiance. Nous avons 85 codes, nous avons des codes comme le travail ou la fiscalité qui font plus de 3.000 pages. Et on va encore rajouter des obligations, des contraintes sur des entreprises qui doivent s’adapter. Tout
cela réduit la motivation des chefs d’entreprise, des investisseurs internationaux et réduit considérablement l’attractivité du terreau France. Il faut arrêter ce genre de mesure.
»

Sur les retraites enfin, le Président du Medef a rappelé que « le problème des retraites est un problème simple, un problème mathématique. Nous vivons, un trimestre de vie en plus par année. Deuxièmement, en 1960 nous avions quatre salariés pour payer un retraité. Aujourd’hui c’est deux salariés pour un retraité et en 2035 ce sera 1.5. » Pour lui pas question de toucher aux pensions ou aux cotisations. Il faudra donc agir sur deux leviers, «  passer de 41 années à 43 années à l’horizon 2020. Et deuxièmement de passer de 62 ans à 63 ans à l’horizon 2020. »

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