Pierre Gattaz sur Europe 1 : nous demandons avec insistance une baisse du coût du travail.

« Non ! Le moral des patrons ne s’améliore pas » a déclaré Pierre Gattaz sur Europe 1 vendredi 26 juillet. « Aujourd’hui, la maison brûle et il faut aller très vite sur des mesures d’urgence. Ce que nous demandons avec insistance c’est une baisse du coût du travail.»

« C’est encore la crise, il y a une grosse inquiétude liée aux carnets de commandes qui sont en général très bas » a précisé Pierre Gattaz déplorant que « malheureusement on ne voit pas de signaux de reprise sur le terrain. C’’est comme lorsqu’une maison brûle et qu’on attend la pluie pour éteindre l’incendie, je crois qu’il faut passer à l’acte. » « Nous sommes aujourd’hui sur un niveau de coût du travail extrêmement élevé et nous demandons un transfert de 50 milliards de charges vers une fiscalité de type TVA et CSG » a poursuivi le Président du Medef. Revenant ensuite sur les 24 propositions que le Medef vient de rendre publiques pour réformer les retraites, Pierre Gattaz a rappelé que « cela fait des années et des décennies, que les entreprises sont surchargées, surtaxées (…) ce que nous demandons c’est surtout de ne pas augmenter les cotisations sociales » avant de préciser que pour le Medef, les « 2 paramètres sur lesquels il faut impérativement jouer : la durée de cotisations qu’il faut augmenter de 41 à 43 ans à l’horizon 2020 et le recul de l’âge légal, de 62 à 63 à l’horizon 2020» en soulignant que « ce que nous préconisons est encore en deçà de ce qu’ont fait les Allemands, les Espagnols, les Anglais, les Canadiens et les Américains. » « L’emploi est mon obsession numéro 1 » a également déclaré Pierre Gattaz affirmant que « ce sont les entreprises qui ont la solution » (…) « j’ ai proposé au président de la République – un pacte de confiance, un pacte de confiance pour la compétitivité et pour l’emploi à l’horizon 2020. (…) nous avons des atouts considérables, nous avons tout pour réussir, il faut créer les filières du futur, il faut créer le futur, il faut montrer une France constructrice, conquérante (…) et nous allons nous atteler à ce grand projet, ce grand programme : une France qui gagne. » « Je ne suis pas favorable aux emplois aidés » a par ailleurs déclaré le président du Medef (…) « Il faut faire confiance aux entreprises et il faut permettre aux entreprises de créer de vrais emplois en France, pour cela réglons les problèmes de coût du travail, de compétitivité et surtout de simplification. (…) Le Code du travail français c’est 3.200 pages, le Code du travail suisse c’est 60 pages, le Code du travail allemand c’est 600 pages. Le gouvernement serait avisé de baisser de 3 à 5% par an le Code du travail et l’ensemble des 85 codes qui régissent la France. »

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