PLF 2014 : Le Medef prend acte du fait que le gouvernement renonce à taxer l’EBE et l’ENE.

Le Medef s’est inquiété ces derniers jours de l’impact qu’aurait eu pour l’investissement, donc l’emploi, une taxe sur l’EBE ou l’ENE. Il se félicite donc d’avoir été entendu par le gouvernement. Pour autant, il note que le budget 2014 se traduit tout de même par 2,5 milliards d’euros de prélèvements obligatoires en plus pour les entreprises. Il le déplore car tout prélèvement supplémentaire se fait désormais au détriment de l’emploi, mais il note le caractère exceptionnel, limité à une année, de ce prélèvement.

Ainsi que l’a rappelé récemment le Président de la République, le poids des prélèvements obligatoires sur les entreprises a augmenté de 30 milliards d’euros depuis 2011. Le CICE a compensé une partie de cette hausse mais est largement insuffisant pour retrouver un niveau de compétitivité dans la moyenne européenne. Il est donc désormais urgent d’enclencher une vraie baisse et non une simple compensation.

La fiscalité française compte actuellement plus de 150 taxes diverses pesant sur les marges des entreprises et donc sur l’investissement et sur l’emploi. Le poids des prélèvements obligatoires sur les entreprises est le plus élevé d’Europe. Le Medef soutient donc le gouvernement dans sa volonté d’avancer vers une refonte de la fiscalité française, qui devra se traduire par des suppressions de taxes et un allégement global des charges.

En parallèle, le Medef se félicite de la volonté affichée du gouvernement de travailler rapidement avec les partenaires sociaux sur un allégement substantiel du coût du travail pour aller au-delà du mouvement initié par le CICE. L’objectif doit être de rétablir la compétitivité des entreprises françaises au niveau de la moyenne européenne.

Le Medef rappelle enfin que seule une démarche de réduction structurelle des dépenses publiques permettra de ramener la France sur le chemin durable de la croissance.

Les derniers articles