Pierre GATTAZ sur I télé : « La souffrance des patrons peut se transformer en colère des patrons »

Pierre Gattaz était l’invité de Bruce Toussaint sur I télé, mercredi 9 octobre. L’occasion pour le Président du Medef de revenir sur le rassemblement de 2000 chefs d’entreprise la veille à Lyon pour dénoncer leur souffrance et leur ras le bol fiscal. Il a également prévenu que cette exaspération pouvait se transformer en colère des patrons, si rien ne change, si rien n’est fait pour réduire vraiment les dépenses publiques..

« Les patrons, les entreprises, souffrent aujourd’hui parce que nous avons toujours la plus faible rentabilité de toute l’Europe » a déclaré Pierre Gattaz. « Nous avons une pression fiscale, qui dure depuis des années, qui n’a pas arrêté de s’aggraver depuis trente ans. » Tous les problèmes du pays, depuis trente ans, ont toujours été réglés, soit en rajoutant une taxe, un impôt ou 50 pages à des codes du travail, de la fiscalité, de l’urbanisme. Il faut arrêter. Aujourd’hui, en effet, nous sommes dans une situation où il y a ce ras-le-bol fiscal, il y a une souffrance énorme, qui peut se transformer en exacerbation ou en colère des patrons.

Pour le président du Medef, « ce ras le bol fiscal Mal des Français exprime qu’il y a trop de dépenses publiques. Encore une fois, ça fait trente ans que nous consommons, que nous dépensons 115, alors que les recettes, c’est 100 dans le budget de l’Etat. ( …) Tant qu’on n’aura pas le courage de diminuer ces dépenses publiques, eh bien, nous aurons des ménages qui seront surfiscalisés, nous aurons des salariés mécontents et nous aurons des entreprises exsangues et asphyxiées par des marges extrêmement faibles. »

Revenant sur le budget 2014, Pierre Gattaz s’est une nouvelle fois félicité de l’abandon de l’EBE «   je crois que le gouvernement nous a écoutés ce week-end, et c’est une bonne chose, nous avons évité un nouvel impôt sur l’excédent brut d’exploitation, un nouvel impôt sur l’ENE », mais il a par contre déploré que les entreprises aient pris « 2,5 milliards de plus de prélèvements obligatoires.  (…) là encore, l’imposition sur les sociétés est la plus élevée d’Europe, 33,3 %. Avec cette surtaxe IS, nous allons monter à près de 40 %. Sachez que les Allemands sont en dessous de 30 % et que les Anglais sont en dessous de 25 %. »

Pour Pierre Gattaz sans « mesures concrètes sur la compétitivité, eh bien, lheureusement, le chômage ne s’inversera pas durablement. »

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