Pierre Gattaz à Capital : « Les entreprises peuvent résoudre 80 % des difficultés du pays »

Dans un entretien accordé à Capital, Pierre Gattaz appelle une nouvelle fois le gouvernement à créer « un terreau favorable » pour les entreprises, « un environnement de compétitivité » en baissant le coût du travail et en réduisant les dépenses publiques. Il appelle également les entreprises à améliorer leurs relations avec leurs clients et à relancer l’innovation.

Pour le président du Medef, « on ne peut pas laisser tomber notre industrie quand il y a 3 milliards de nouveaux consommateurs à équiper, en Chine, en Inde ou en Extrême-Orient ». Mais pour que la France puisse relever les défis du futur et « faire remonter la part de l’industrie dans le PIB à 20 % d’ici à 2025 (…) il faut créer un environnement de compétitivité car il y a 120 milliards de trop sur le dos des entreprises ». Pour le président du Medef, il est donc urgent de « baisser le coût du travail de 50 milliards d’euros en cinq ans, et en faire autant pour la fiscalité ».

Pour Pierre Gattaz, l’Etat doit suivre « l’exemple des entreprises, qui sont capables de diminuer de 5 % leurs coûts de production pour traverser une période de crise ». Le président du Medef s’est d’ailleurs dit prêt à faire des propositions à l’Etat en ce sens. Il a également appelé les pouvoirs publics à « réduire le coût de la rigidité » : « Nous avons en France 85 codes qui grossissent de 5 % par an. Il faut inverser la ­tendance en supprimant deux lois chaque fois qu’on en vote une nouvelle, comme l’ont fait les Britanniques. »

Pierre Gattaz en est convaincu, dans un « environnement compétitif, les entreprises ­résoudront 80 % des difficultés du pays. On peut produire 1,5 million d’emplois net d’ici à 2020, ce qui ferait baisser le chômage au-dessous de 7 %. »

Quant aux entreprises, Pierre Gattaz les appelle elles aussi à faire des efforts, « elles doivent améliorer leurs relations avec le client. Ensuite, développer l’innovation dans le design, comme dans les matériaux utilisés ou les technologies. Il faut aussi qu’elles apprennent à mieux dialoguer avec leur personnel, un facteur de motivation ».

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