MEDEF Actu-Eco de la semaine du 28 octobre au 08 novembre 2013

FRANCE
1.Dépenses de consommation des ménages en septembre 2013 : quasi-stabilité sur un mois comme sur un an
2.Constructions de logement au troisième trimestre 2013 : repli des mises en chantier sur trois mois comme sur un an
3.Immatriculations de véhicules neufs en octobre 2013 : -0,5%,  et +2,5% sur un an
4.Moral des ménages en octobre 2013 : pause après trois mois de redressement, à un niveau toujours bas
5.Budgets d’investissement dans l’industrie: -7% en 2013 et -2% en 2014

EUROPE
6.Croissance au Royaume-Uni en 2013: +0,8% sur un trimestre et +1,5% sur un an
7.Dernières prévisions de croissance de la Commission européenne pour la zone euro pour 2013, 2014 et 2015: -0,4% en 2013, +1,1% en 2014 et +1,7% en 2015
8.Projections de la Commission européenne pour les finances publiques pour 2013 et 2014 : le déficit public de la France ne reculerait qu’à 3,7% du PIB en 2015

INTERNATIONAL
9.Tendances récentes des marchés

 


BRÈVE
Etats-Unis : accélération de la croissance au troisième trimestre 2013 : +2,8%, après +2,5% au second trimestre, soit +1,6% sur un an.


Les dépenses de consommation des ménages en biens (50% de la totalité de la consommation en biens et services) se sont légèrement tassée en septembre 2013 (-0,1%) en volume, après -0,3% en août. La progression des achats de biens durables (automobiles, équipement du logement) a contrebalancé la baisse des autres postes de consommation (énergie, alimentaire, habillement).

En moyenne mobile sur le troisième trimestre, les achats se sont très légèrement repliés de -0,1% par rapport au trimestre précédent (-0,1% sur un an).

Ce profil recouvre des évolutions contrastées selon les catégories de biens :

  • Hausse de +0,4% des dépenses alimentaires ; +0,8 des dépenses de biens durables (+1,2% pour l’automobile, +0,6% pour l’équipement du logement) ; et +1,6% pour les achats en textile-cuir ;
  • Baisse de -3% des dépenses énergétiques, dont -2,4% pour les produits pétroliers.

Au-delà des fluctuations au mois le mois, les achats de biens par les ménages s’effritent depuis la fin du printemps, et les enquêtes auprès des détaillants montrent que ces derniers sont à nouveau plus pessimistes. L’indicateur des ventes prévues s’est en effet fortement dégradé en octobre, s’éloignant davantage de sa moyenne de longue période, dans le commerce spécialisé comme dans le commerce généraliste.

D’ailleurs, pour les prochains mois les ménages ne prévoient pas de grands changements dans leurs décisions de dépenses.


En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (juillet, août, septembre 2013), les mises en chantier ont baissé de -5,5% par rapport aux trois mois précédents (+0,8% sur un an). Parallèlement, les permis de construire ont baissé de -10,5% (-28% sur un an).

En glissement sur douze mois, les mises en chantier se sont contractées de -10% entre septembre 2012 et septembre 2013, soit une baisse de -38 730 logements nouveaux.
Les permis de construire se sont davantage encore repliés (-15,7%), soit -83 167. Ils atteignent leur plus bas niveau depuis novembre 2010, et sont désormais très en dessous de leur moyenne des années 2000-2012. Cette baisse concerne tous les types de construction : logements individuels, logements collectifs, et plus encore les logements en résidence.

Selon l’enquête de conjoncture de l’INSEE dans la promotion immobilière sur le troisième trimestre, les promoteurs jugent la demande de logements neufs « toujours très dégradée » : le solde d’opinion reste très en dessous de la moyenne des vingt dernières années.
Malgré des perspectives de mises en chantier plus optimistes pour les logements destinés à la vente, les promoteurs restent très inquiets s’agissant des moyens de financement et de l’apport personnel des primo-accédants, en baisse dans les deux cas selon l’enquête de l’INSEE.

La construction résidentielle devrait rester mal orientée cette année au vu des indicateurs de climat des affaires dans le Bâtiment et du taux d’utilisation des capacités de production dans le secteur du Bâtiment. Selon les promoteurs, l’approche des élections municipales en 2014 contribue au blocage du marché.

Pour rappel, la Fédération française du Bâtiment retient une fourchette de 330 000 à 340 000 logements neufs mis en chantier cette année (346 463 en 2012), loin de l’objectif des 500 000 logements fixé par le gouvernement.


Les immatriculations de voitures particulières et commerciales neuves (données CVS-CJO) ont baissé en octobre 2013 (-0,5%, après +1,8% en septembre). Cette baisse est entièrement imputable aux immatriculations des voitures de marques françaises (-2,1%, après +11,3% en septembre), celles de marques étrangères s’étant accrues (+1,1%, après -6,4%).
Entre octobre 2012 et octobre 2013, l’ensemble des immatriculations a augmenté de +2,5% (+375 436).

En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (août, septembre, octobre 2013), les immatriculations ont stagné par rapport aux trois mois précédents (-1,7% sur un an), à un niveau encore très en dessous de leur moyenne 2000-2012 (1 846 000 en rythme annualisé). Cette stagnation résulte d’une baisse de -0,7% des immatriculations de voitures de marques étrangères et d’une hausse  de +0,8% de celles des voitures de marques françaises, qui représentaient 50% de l’ensemble des immatriculations ( 55,5% en moyenne entre 2000 et 2012).

A titre de comparaison, les immatriculations ont progressé de +1,1% en Allemagne et de +3,5% en Espagne, et ont baissé de -4% en Italie.


L’indice de confiance des ménages s’est stabilisé en octobre 2013, après trois mois successifs de redressement. Il demeure très en dessous de sa moyenne 2000-2012, de près de 12 points.

S’agissant des perspectives d’évolution de leur situation financière personnelle, les ménages sont un peu moins pessimistes qu’en septembre. Ils sont plus nombreux à considérer opportun de faire des achats importants. Les soldes d’opinion correspondants restent toutefois inférieurs à leur moyenne 2000-2012.

Dans le même temps, la proportion des ménages considérant qu’il est opportun d’épargner est restée stable après la forte hausse du mois de septembre. Les soldes d’opinion correspondants restent au-dessus de leur moyenne de longue période, ce qui traduit les inquiétudes persistantes des ménages devant des incertitudes qui entourent la politique fiscale et la mauvaise situation générale de l’emploi.

Les ménages sont moins nombreux en octobre à anticiper une augmentation significative du chômage, le solde d’opinion se rapprochant progressivement de sa moyenne 2000-2012, à partir de son point haut atteint en juillet.


Selon l’enquête d’octobre 2013 de l’NSEE sur les investissements dans l’industrie manufacturière (25% de l’investissement productif en France), les budgets  baisseraient de -7% en 2013 après +5% en 2012. Les industriels ont ainsi revu à la baisse leurs prévisions de juillet dernier  de 1 point (-6%).

Pour 2014, les industriels envisagent globalement une nouvelle contraction de leurs dépenses d’investissement (-2%), qui ne doit pas masquer le redressement attendu dans plusieurs secteurs. 

C’est dire qu’en cumul sur les deux années, elles auront baissé  de -9%. Si ces chiffres se confirment, l’investissement industriel serait  ainsi en 2014 inférieur de 14% à son niveau de 2007, avant la crise.

La révision à la baisse pour 2013 a été particulièrement forte dans le matériel de transport (-20% au lieu de -13%, dont -27% dans l’automobile, au lieu de -25%).  Elle concerne également les industries agroalimentaires et les secteurs de l’équipement.

Par ailleurs, l’enquête suggère que l’évolution de l’investissement industriel  serait plus favorable au second semestre 2013 qu’au premier, mais se dégraderait à nouveau au premier semestre 2014.  

En 2013, 55% des investissements industriels concernent le renouvellement et la modernisation des équipements (proportion supérieure à la moyenne des 20 dernières années). Les investissements de capacité représentent 13% du total, moins que la moyenne de longue période. Quant aux investissements « contraints » (environnement, sécurité, condition de travail…) ils représentent 20%.

Autre enseignement de l’enquête, parmi les motivations économiques des investissements en 2014, les perspectives de profit sont déterminantes pour près de 4 industriels sur 5, et 50% d’entre eux  retiennent également la demande extérieure  comme  facteur influençant leur décision d’investir.


Selon une première estimation, publiée par l’Office nationale de statistiques, la croissance du PIB au Royaume-Uni a accéléré au 3ème trimestre 2013, avec +0,8% (après +0,7% au 2ème trimestre et +0,4% au premier), soit +3,2% en rythme annuel, contre +1,6% en moyenne pour la Zone euro.
C’est la meilleure performance de l’économie britannique depuis le deuxième trimestre 2010, avec une progression de l’activité de +1,5% sur un an.

Au plan sectoriel, cette accélération au troisième trimestre est due :

  • aux services dans une large part (+0,7%), qui expliquent les trois-quarts de cette croissance trimestrielle ;
  • à l’industrie dans une moindre mesure (+0,5%, après +0,8% au 2ème trimestre) ;
  • à la construction, où l’activité a progressé de +2,5%, mais reste néanmoins, inférieure de 12,5% à son point haut atteint en début 2008.

Ce retour de l’économie britannique à la croissance est le résultat d’une politique économique clairement identifiée qui commence à produire ses fruits :

  • Une politique budgétaire visant à optimiser les dépenses publiques en réduisant les dépenses sociales et en réallouant les moyens vers les investissements productifs ;
  • Une politique fiscale favorable à la compétitivité des entreprises et à l’attractivité du territoire : diminution du taux d’imposition sur les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu, exemption de cotisations patronales, baisse du taux d’imposition sur les sociétés, etc. Cette politique fiscale a le double objectif de stimuler la demande et la croissance, et d’attirer les investissements internationaux ;
  • Une politique de grands travaux avec un budget avoisinant les 17 milliards de livres (1% du PIB) pour soutenir des projets d’infrastructures, de logement, etc. Ce plan de grands travaux incluait un volet destiné au financement de l’immobilier et au soutien des transactions immobilières  (plan "Help to buy"). Ceci a permis de redresser le marché de l’immobilier neuf. Cette politique de soutien au logement a permis une revalorisation du patrimoine immobilier des ménages et un « effet richesse » favorable à la consommation ;
  • Une politique monétaire très accommodante et « non-conventionnelle ». La Banque centrale britannique a procédé à plusieurs reprises à des injections massives de liquidité dans l’économie. La baisse des taux d’intérêt qui en a résulté a permis de soutenir la consommation mais aussi les exportations en affaiblissant la valeur de la livre sterling. Depuis juillet 2012 la livre a baissée de -14,43% par rapport à l’euro et de -23,34% par rapport au dollar.

Pour l’ensemble de l’année 2013, la croissance du PIB britannique serait de +1,3%, selon la Commission européenne, après +0,1% en 2012. Elle pourrait fortement s’accélérer en 2014 (+2,2%).

Cette croissance attendue pour 2014 contraste avec celle prévue, plus faible, dans la zone euro.

Il reste que des zones d’ombre persistent dans l’économie britannique :

  • la baisse de la productivité du travail qui pèse sur la compétitivité des entreprises ;
  • la trop faible progression du salaire réel, qui empêche la consommation de soutenir véritablement la croissance, malgré l’effet positif des prix de l’immobilier et de la bourse (« effet richesse ») ;
  • un rythme d’investissement privé (hors construction) insuffisant pour retrouver le niveau qui prévalait avant la crise ;
  • une situation toujours préoccupante des finances publiques avec un déficit de -6,4% du PIB en 2013 (-5,3% en 2014) et un niveau de la dette de 94,3% qui pourrait atteindre 96,9% en 2014, selon la Commission européenne.

La Commission européenne vient de publier ses « prévisions d’automne » pour 2013, 2014 et 2015, concernant notamment la croissance et le chômage.

1- Croissance européenne : stagnation en 2013, redressement en 2014 (+1,4%)

L’économie européenne a renoué avec la croissance au deuxième trimestre 2013, et des « signes encourageants » laissent entrevoir une poursuite de l’amélioration au second semestre. En moyenne annuelle,  le PIB de l’Union européenne va stagner en 2013 et se redresser en 2014 (+1,4%). La situation sera moins favorable dans la zone euro : -0,4% en 2013 et +1,1% en 2014.

Selon Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires : " Il y a de plus en plus de signes qui confirment que l’économie européenne a atteint un tournant.
Mais il est trop tôt pour crier victoire: le taux de chômage reste à des niveaux inacceptables. C’est pourquoi nous devons continuer à travailler pour moderniser l’économie européenne, afin de mettre en place les conditions pour une croissance durable et créatrice d’emplois
".

Deux observations :

  • une économie nettement moins allante en Europe qu’aux Etats-Unis (+1,6% en 2013 et +2,6% en 2014)  et qu’au Japon (+2% chacune des deux années) ;
  • une croissance plus soutenue dans des pays européens hors zones euro, comme le  Royaume-Uni (+1,3% en 2013 et +2,2% en 2014) ou la Suède (respectivement +1,1% et +2,8%) ;

De fortes disparités persistent entre Etats membres de la Zone euro :

  • récession en 2013 dans les pays du sud de la zone : -4% en Grèce, -1,8% en Italie et au Portugal, et -1,3% en Espagne;
  • faible croissance dans les pays du nord de la zone (à l’exception des Pays-Bas et de la Finlande toujours en récession) : +0,5% en Allemagne, +0,3% en Irlande   et +0,1% en  Belgique;
  • croissance dans tous les pays de la zone en 2014, avec des rythmes très différents (de +0,2% aux Pays-Bas à +3% en Estonie).

Selon Olli Rehn « La France et l’Espagne devront redoubler d’effort pour maîtriser leurs déficits ». Mais les bons élèves ne sont pas en reste : le commissaire européen pointe du doigt l’excédent commercial de l’Allemagne qui se fait, selon lui, " au détriment de ses voisins européens ".
Et il rajoute : “ Si l’Allemagne et la France mettent en application les recommandations du Conseil européen, Conseil dans lequel ces deux pays ont un poids significatif, alors elles rendront un grand service à la zone euro, à la croissance et à l’emploi“.

2- Chômage : forte augmentation en 2013, stabilisation en 2014

Le taux de chômage a atteint  un « niveau inacceptable » en 2013: 11,1% dans l’ensemble de l’Union européenne et 12,2% dans la zone euro, chiffre qui recouvre là aussi de fortes disparités, de 5,1% en Autriche à 27% en Grèce (5,4% en Allemagne, et 11% en France). Il est de 7,7% au Royaume-Uni.
Selon la Commission, il devrait se stabiliser en 2014.

3- Focus sur la France

  • croissance à peine positive en 2013 : +0,2% (-0,1% dans la prévision de mai dernier),  légèrement supérieure à celle retenue par le Gouvernement dans le Projet de loi de finances 2014 comme  par le Consensus*  (+0,1%).
  • légère accélération de la croissance en 2014 : +0,9% (+1,1% dans la prévision de mai dernier), identique à celle du PLF 2014, et du même ordre que celle du Consensus  (+0,8%); en tout cas, insuffisante pour empêcher une nouvelle aggravation du chômage (11,2%), malgré les créations d’emplois aidés. Selon la Commission, « les effets positifs  attendus des récentes réformes du marché du travail commenceraient à être visibles seulement à partir de 2015 ».
  • Toujours selon la Commission, deux aléas de sens contraire pèsent sur ces prévisions : en positif, une reprise plus vigoureuse grâce à un « effet plus rapide que prévu des réformes structurelles sur l’emploi et la compétitivité» ; en négatif, une « nouvelle détérioration des marges bénéficiaires des entreprises qui freinerait l’exportation, l’investissement et l’emploi. »

*Panel de 24 prévisionnistes  (instituts de conjoncture, dont Coe-Rexecode ; banques ;  entreprises ; cabinets de conseil). Pour information, les prévisions de moyen terme sont très en deçà de celles retenues par le  Gouvernement pour fonder sa trajectoire des finances publiques 2013-2017 : 1,1% en 2015 (contre 1,7%), 1,4% en 2016 (contre 2%), 1,6% en 2017 (contre 2%), puis 1,7% à partir de 2017.


Les prévisions d’automne de la Commission européenne présentent également des projections des finances publiques sur 2013,  2014 et 2015.

1- Le rythme de l’assainissement budgétaire ralentit en 2013 et 2014 dans l’UE et la Zone euro, d’où un nouvel alourdissement de la dette publique.

Après de grands efforts de consolidation en 2011 et 2012, la réduction des déficits publics se poursuit en 2013, mais à un rythme ralenti, pour atteindre -3,5% du PIB dans l’Union européenne,  et -3,1% dans la zone euro. Les situations sont très diverses, selon les pays, de -13% du PIB en Grèce à 0% en Allemagne (-4,1% en France).

Le déficit structurel calculé par la Commission*, qu’elle a décidé de prendre désormais comme référence,  devrait se réduire en 2013 de -0,6 point de PIB (-2,1% dans l’Union européenne et -1,5% dans la zone euro).

*A savoir le « déficit des administrations publiques corrigé des facteurs conjoncturels, ponctuels et autres mesures temporaires » selon la définition de la Commission.

Les dépenses publiques se sont globalement stabilisées et même légèrement réduites en pourcentage du PIB en 2013, même si le mouvement est loin d’être encore général (poursuite de la hausse en France). En 2014, la baisse devrait concerner tous les pays membres de l’UE, à l’exception de la Finlande et des Pays-Bas.

La dette publique continue de s’alourdir dans tous les pays en 2013, à l’exception notable de l’Allemagne où elle est passée de 81% à 79,6% du PIB, baisse qui contraste avec la forte montée enregistrée en France, de 90,2 à 93,5%. En 2014, la dette augmentera encore globalement, malgré la baisse dans des « petits » pays, outre l’Allemagne (Grèce, Irlande, Portugal, Autriche).

2- France : des prévisions 2014 et surtout 2015 plus pessimistes que celles du Gouvernement 

Malgré des hypothèses de croissance économique strictement identiques, les projections de finances publiques de la Commission divergent nettement de celles fondant la « trajectoire pluriannuelle » telle qu’elle apparaît dans le Projet de loi de finances 2014.

Deux conclusions à partir de ces projections de la Commission pour la France:

  • L’objectif de ramener le déficit public en dessous de 3% du PIB est encore loin d’être atteint sans effort drastique et rapide sur la dépense ;
  • La dette, loin de s’infléchir à partir de 2015, continuera de s’alourdir, ce qui va encore accroître les contraintes budgétaires, la charge de la dette excédant 50 milliards d’euros (2,5 points de PIB), dans un contexte de remontée attendue des taux d’intérêt sur les titres d’Etat (selon le Consensus, le taux sur les obligations d’Etat à 10 ans passerait de 2,5% en 2013, à 2,8% en 2014,  3% en 2015, la remontée devant d’ailleurs se poursuivre les années suivantes).

D’où l’insistance d’Olli Rehn, commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, que la France « redouble d’effort » pour engager de façon durable et sérieuse toutes les réformes structurelles qui s’imposent.



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