Chiffres du chômage : la priorité doit être désormais la création d’emplois

Le MEDEF a pris connaissance des nouveaux chiffres du chômage, qui concluent l’année 2013. Avec une nouvelle hausse de 10 000 demandeurs d’emploi en décembre et une augmentation de près de 180 000 demandeurs d’emploi sur un an, le MEDEF note avec regret qu’aucune inversion durable ne semble enclenchée. La bataille pour la création d’emplois doit donc devenir la priorité de notre pays, mais elle demande des réformes d’ampleur d’une part et de la confiance d’autre part.

Alors que se sont ouvertes aujourd’hui les premières concertations sur le pacte de responsabilité proposé par le président de la République, le MEDEF a confirmé son engagement à poursuivre sans relâche la bataille pour la création d’emplois dans notre pays. Il rappelle que la diminution de notre taux de chômage passe avant tout par une augmentation de notre capacité à créer des emplois. Pour cela, la croissance de notre économie est un élément clé. Il faut donc alléger de toute urgence les charges et les contraintes pesant sur les entreprises et redonner de la confiance aux chefs d’entreprises.

La diminution des dépenses publiques, au-delà de la trajectoire affichée, est la condition indispensable pour permettre une dynamique d’allègement des charges, taxes et impôts pesant sur les entreprises. Le MEDEF serait favorable au gel des dépenses publiques au niveau de 2013 pour les 3 ans qui viennent, soit 1200 milliards d’euros par an. « Aujourd’hui les entreprises françaises ont les marges les plus faibles d’Europe. Or, elles sont indispensables pour pouvoir investir, former nos salariés, développer nos marchés, conquérir le monde… », rappelle Pierre Gattaz.

La confiance, quant à elle, se bâtira dans la durée, dans les actes concrets qui seront pris dans les mois prochains, et l’action des ministres et des parlementaires sera déterminante. « La confiance est clé », souligne Pierre Gattaz, président du MEDEF. « Si les actes viennent contredire les discours, nous n’arriverons pas à retrouver la dynamique indispensable de création d’emplois. A cet égard, la transposition de l’accord sur la Formation professionnelle constitue un premier test d’importance, et tout retard dans la mise en œuvre ou changement substantiel de l’accord sera un mauvais signal envoyé aux partenaires sociaux. »

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