Medef Actu-Eco de la semaine du 17 au 21 février

<p>FRANCE <br />1.Financement des grandes entreprises en février 2014 : amélioration de la situation de trésorerie d’exploitation<br />2.Créations d’entreprise en janvier 2014 : 47 607, dont 57% auto-entreprises<br />3.Crédits au secteur privé en janvier 2014 : conditions inchangées pour les entreprises et les ménages<br />4.PIB régionaux en 2012 : 30% du PIB national en Ile-de-France, PIB par tête dans les DOM inférieur de 38% à la moyenne nationale<br />5.Délais de paiement en 2012 : baisse pour toutes les catégories d’entreprise <br /><br />INTERNATIONAL<br />6.Marché du logement aux Etats-Unis en janvier 2014 : net repli des mises en chantier et des permis de construire <br />7.Tendances récentes des marchés</p><p></p>

Financement des entreprises

Selon l’enquête AFTE / Coe-Rexecode, réalisée début février 2014, les trésoriers des « grandes entreprises » (500 salariés ou plus) font état :

  • d’une poursuite de l’amélioration  de la situation de trésorerie d’exploitation, observée depuis mi-2013 ;
  • d’une tendance à l’allongement des délais de paiement des clients, stabilisés à un niveau plutôt élevé depuis un an ;
  • d’une quasi-stabilité des marges sur les crédits bancaires, dont le solde d’opinions est proche de son niveau de 2010 ;
  • d’une normalisation des recherches de financement, sans pour autant retrouver un solde d’opinion d’avant crise.


Creation d'entreprise

Les créations d’entreprise se sont nettement accrues en janvier 2014 : +4,1% (données CVS-CJO), après +0,1% en novembre et +0,8% en décembre derniers. Elles sont désormais au nombre de 47 607 (y compris auto-entrepreneurs).

En moyenne sur les trois derniers mois connus (novembre, décembre 2013, janvier 2014), l’ensemble des créations d’entreprise a progressé de +4% par rapport aux mêmes mois un an plus tôt.

Dans le détail, par type d’entreprise, la progression de +4% sur un an est imputable aux créations hors auto-entrepreneurs (+9,3%), représentant 42,9% de l’ensemble des créations. En effet, les créations d’auto-entreprises, 57,1% du total, se sont contractées de -0,9%.

Par secteur, cette augmentation se retrouve dans la quasi-totalité des activités, mais à des degrés divers : +0,4% dans le commerce, +3,3% dans la construction, +4,4% dans les services marchands (48,5% du total), +9,3% dans l’industrie. A noter toutefois, des disparités au sein des services marchands, de -1,8% dans les services aux ménages à +25,6% dans les transports et l’entreposage, en passant par +12,7% dans les activités immobilières.


Crédits au secteur privé

Selon la dernière enquête mensuelle de la Banque de France réalisée auprès des établissements de crédit, les critères d’octroi de crédits aux entreprises sont restés inchangés pour le troisième mois consécutif en janvier 2014. Ce statu quo concerne aussi bien les petites et moyennes entreprises (PME) que les grandes entreprises.

Même si l’enquête fait état d’une moindre proportion de banques signalant une baisse de la demande de crédits aux entreprises, la demande de crédits des entreprises reste en repli. Ceci est vrai pour les PME et pour les grandes entreprises.

Parallèlement, toujours selon cette enquête, les conditions d’octroi de crédits aux ménages sont également restées inchangées, qu’ils concernent l’habitat ou la consommation. Les banques font état d’un repli de la demande de crédits.


PIB régionaux

Le PIB de la France entière (Métropole et DOM) s’est élevé à 2 032,3 milliards d’euros en 2012 : 1 995,8 milliards d’euros en France métropolitaine et 36,5 milliards dans les DOM (Guyane, La Réunion, Guadeloupe, Martinique). Sa répartition par région recouvre de fortes disparités, de 0,2% du total en Guyane à 30,1% en Ile de France, en passant par 0,8% à la Réunion, 5% dans les Pays de la Loire, 7% en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), 9,7% en région Rhône-Alpes.

Il faut noter, qu’en 2012, si le PIB global en volume a stagné, comme en France métropolitaine, il a légèrement baissé (-0,2%) dans les DOM.

Rapporter le PIB à la population permet de comparer le niveau de vie moyen d’une région à l’autre. Sans surprise, c’est dans les trois plus grandes régions (Ile-de-France, Rhône-Alpes et PACA) que le niveau de vie est le plus élevé. A l’opposé, c’est dans les DOM qu’il est le plus faible : leur revenu par tête y représente 62% de celui de la moyenne de la France métropolitaine.

PIB par emploi

Rapporter le PIB à l’emploi permet d’évaluer la productivité du travail dans les régions. Les régions ayant la productivité la plus élevée sont, là encore, l’Ile-de-France, Rhône-Alpes et PACA. Pris dans leur ensemble, la productivité des DOM représente 85% de la productivité moyenne en France métropolitaine. A noter : la situation atypique de la Guyane paraît devoir être reliée, à l’évidence, à l’activité spatiale (Kourou) et au faible taux d’activité.


Selon le Rapport 2013 de l’Observatoire des délais de paiement, les délais de paiement clients des entreprises implantées en France ont poursuivi leur baisse en 2012 (-0,6 jour par rapport à 2011), pour s’établir à 43,7 jours de chiffre d’affaires. Leurs délais fournisseurs se sont réduits un peu plus fortement (-2,1 jours), pour atteindre 51,7 jours d’achats.

Sur plus longue période, les délais clients ont baissé de -10,8 jours de chiffre d’affaires entre 2000 et 2012 et les délais fournisseurs de -15,4 jours d’achats.

Ces chiffres d’ensemble recouvre des disparités selon :

  • les catégories d’entreprise : la baisse des délais clients entre 2011 et 2012 a concerné toutes les tailles d’entreprise, mais de manières plus marquée les ETI. La baisse des délais fournisseurs a également concerné toutes les catégories, mais cette fois-ci, plus fortement les grandes entreprises. En niveau, les délais clients sont les plus élevés pour les ETI (51,3 jours) et les plus faibles pour les PME (43,5 jours). En revanche, les délais fournisseurs sont les plus courts pour les PME (51,5 jours) et les plus longs pour les grandes entreprises (60,4 jours).
  • les secteurs d’activité : la baisse enregistrée en 2012 concerne la plupart des secteurs, à l’exception de la cokéfaction et raffinage et de l’hébergement et restauration. Les délais restent très hétérogènes, de 24,2 jours de chiffre d’affaires dans les activités immobilières à 76,2 jours dans les activités scientifiques et techniques, et de 42,8 jours d’achats dans les transports et l’entreposage à 61,4 dans les activités scientifiques et techniques. Il faut noter la réduction sensible des écarts sectoriels entre 2007 et 2012.

Concernant le secteur public, le délai global de paiement (DGP)* de l’Etat s’est de nouveau réduit en 2013, désormais à 19 jours, meilleure performance depuis 2008. « La baisse de 2013 prolonge donc l’effort entrepris suite à la modernisation de la chaîne de traitement de la dépense publiques (projet Chorus) ». Pour mémoire, il était passé de 36 jours en 2011 à 23 jours en 2012. Ainsi, entre 2011 et 2013, il s’est réduit de 46%.

En revanche, le délai de paiement du secteur public local (collectivités territoriales, établissements publics locaux) s’est au contraire rallongé, de 26,8 jours fin décembre 2012 à 27,6 jours fin octobre 2013. Il reste malgré tout inférieur au délai réglementaire des 30 jours. Dans le détail, les évolutions ne sont pas homogènes. Dans les communes de moins de 10 000 habitants (plus de 85% des collectivités locales et de leurs établissements publics), les délais sont restés quasiment stables (22,1 jours en 2013, après 21,8 jours en 2012). Au contraire, les délais se sont nettement accrus dans les régions, de 32,6 jours à 39,6 jours, et à un moindre degré dans les établissements publics de santé (+2 jours : 34,6 jours dans ceux de petite taille** et 42,3 jours dans ceux de grande taille. Dans les deux cas, les délais réglementaires sont de 50 jours.
 
*-Le DGP mesure le délai séparant la date de réception de la facture par les services de l’Etat de la date de mise en paiement de la dépense par le comptable.
**-Résultats d’exploitation < 70 millions d’euros (> 70 millions d’euros pour les établissements de grande taille)


Les derniers chiffres concernant le marché résidentiel aux Etats-Unis sont un peu décevants, peut être en partie imputables à la vague de froid. Les mises en chantier de logements se sont repliées de -16% en janvier 2014, après -4,8% en décembre 2013, pour retomber à 880 000 unités. Sur un an, elles se sont repliées de -2%.

Par ailleurs, les permis de construire ont continué de baisser : -5,4% en janvier 2014 à 937 000 (-2,6% en décembre 2013). Sur un an, ils ont progressé de +2,4%.

Cette orientation à la baisse est confirmée par la dernière enquête auprès des constructeurs sur le marché résidentiel : l’indice NAHB (National Association of Home Builders) s’est en effet nettement replié en février 2014, pour retomber à son niveau de mai 2013.

En moyenne sur les trois derniers mois connus (novembre, décembre 2013, janvier 2014), les mises en chantier sont néanmoins en hausse de +14,1% par rapport aux trois mois précédents (+11,2% sur un an). Elles se sont ainsi établies à 1 010 000 en rythme annualisé, niveau supérieur de 77% au point bas moyen 2009-2010. Il reste toutefois inférieur de 23% à la moyenne des années 2000-2013, signe d’un déficit de constructions neuves toujours important.
Toujours sur les trois derniers mois connus, les permis de construire n’ont progressé que de +0,2% (+5,5% sur un an). Ils sont inférieurs de 27% à leur moyenne de longue période.



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