Pierre Gattaz dans LE MONDE : « améliorer la compétitivité des entreprises »

<p>Dans une « tribune » publiée par LE MONDE Pierre Gattaz explique pourquoi « <i>il faut mettre l’emploi au centre de nos préoccupations </i>».</p>

Jusqu’à présent, note-t-il, « aucun gouvernement n’a voulu développer une véritable politique en faveur de la création d’emplois ». Or, relève Pierre Gattaz, « l’emploi, c’est l’entreprise qui le crée. Avoir une politique en faveur de l’emploi, c’est avoir une politique en faveur de la compétitivité et de la croissance des entreprises ». Pour cela, « que les politiques cessent de rajouter des règles et des contraintes à tout bout de champ avec une accumulation de petites mesures dont chacune peut se comprendre, mais dont l’accumulation ne fait que désespérer les entrepreneurs. Qu’on arrête ce débat absurde de ‘cadeaux aux entreprises’ qui justifieraient des ‘contreparties’, dont on peine à définir les contours », insiste Pierre Gattaz. Pour lui, le Pacte de responsabilité « doit montrer un véritable changement d’orientation des politiques publiques. Celui de passer d’un système de contrôles-contraintes-sanctions à un système de motivation-simplification-reconnaissance ».

Le projet « 1 million d’emplois » « participe de cette nouvelle dynamique » et « je l’assume pleinement », affirme Pierre Gattaz. L’ambition de créer un million d’emplois dans cinq ans dans notre pays « consiste à ramener le taux de chômage de 11 % à 9 % », rappelle-t-il. « Critiquer une ambition aussi simple, aussi évidente et aussi nécessaire pour notre pays c’est en réalité assumer clairement un chômage de masse important. C’est renoncer aux réformes. C’est protéger ce que l’on a encore, sans regarder ce que l’on peut avoir. C’est gérer la décroissance au lieu de conquérir la croissance », juge le président du Medef. Ce projet de créer un million d’emplois « fixe un cap. A nous, collectivement, de décliner les conditions et les moyens puis, enfin, de passer rapidement à l’exécution, et de le gérer comme un projet d’entreprise », propose le président du Medef. « Rien ne condamne notre pays à vivre durablement avec plus de 10 % de chômage, rien ne le condamne à continuer à s’enfoncer dans la crise et le doute. Rien ne le condamne à tomber alors que nos partenaires européens repartent de l’avant ! », plaide Pierre Gattaz. Mais « il faut désormais dire les choses avec sincérité et engager rapidement les réformes indispensables ». Le président du Medef l’assure, il continuera à s’y employer « avec la plus grande énergie dans les semaines qui viennent, même si cela dérange ».

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