L’accord sur la mise en œuvre de la taxe européenne sur les transactions financières : une décision contre-productive et grave pour le financement des entreprises

<p>L’annonce, à l’issue du Conseil européen des ministres de l’économie et des finances du 6 Mai, d’un accord sur la création, au 1er janvier 2016 et en plusieurs étapes, d’une taxe sur les transactions financières dans 10 pays de l’Union Européenne, est une très mauvaise nouvelle pour les entreprises, pour les places financières et pour les économies des pays concernés.</p>

Alors que la reprise économique reste très fragile, cette décision, qui aura des conséquences dramatiques sur l’emploi dans le secteur financier et sur le financement des entreprises, est totalement incohérente avec les conclusions du même Conseil qui recommande à ces Etats d’améliorer la compétitivité de leurs entreprises et leur accès aux financements pour « soutenir la reprise, renforcer le potentiel de croissance et réduire les taux de chômage élevés.». Elle ne tient par ailleurs aucunement compte des avis très négatifs exprimés par la BCE, la BEI et nombre de grandes banques centrales nationales.

Si les détails de cette taxe n’ont pas encore été précisés, il a d’ores et déjà été indiqué qu’elle devrait toucher dès la première étape certains dérivés, allant ainsi au-delà de la taxe déjà mise en place en France et pénalisant en premier lieu le secteur financier français.

Pour Pierre Gattaz, président du MEDEF, « cette taxe, pénalisera doublement les entreprises françaises en augmentant le coût de leurs propres transactions et ceux des investisseurs qui souhaiteront investir dans leurs titres. Elle affaiblira directement la Place de Paris, dont la compétitivité et le dynamisme sont pourtant essentiels pour financer les entreprises et préserver l’emploi .»

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