Le MEDEF publie le 2e carnet de santé de la France : Une situation d’urgence qui nécessite un effort conséquent sur les dépenses publiques

<p>Le MEDEF a rendu publique ce jour sa nouvelle édition du Carnet de santé de la France. Basé sur les chiffres officiels (INSEE, DARES…) ce document met en lumière de manière crue la situation très dégradée de la France.</p>

Ainsi, notre économie est toujours en panne et la production industrielle stagne sur un niveau inférieur de plus de 15% à celui de 2007. Sur le front de l’emploi, la dégradation est très marquée puisque depuis le 4ème trimestre 2007, plus de 523000 emplois salariés ont été perdus. Plus inquiétant, sur les 6 dernières années, le chômage de 2 ans et plus a augmenté de +600 000 personnes et culmine à 1,1 million de personnes.

Sur le front de la compétitivité des entreprises, depuis 2007, les rémunérations salariales et les prélèvements obligatoires ont augmenté plus vite que la valeur ajoutée, au prix d’une contraction sensible des marges et des profits avant distribution. La situation a continué de se dégrader en 2013. Ainsi, depuis 2007, les entreprises ont perdu près de 4 points de taux de marge, avec 29,7% de la valeur ajoutée, niveau le plus bas depuis 1985.

Le MEDEF souhaite porter ce document à la Conférence sociale de juillet pour partager avec les organisations syndicales un constat objectif de la situation.

Cette situation illustre la nécessité d’agir plus fort et plus vite sur le front des dépenses publiques qui est la clé de voûte de la réussite du Pacte de responsabilité lancé par le gouvernement. Le MEDEF a décidé de s’impliquer fortement dans ce débat en organisant un premier colloque ce même jour afin de présenter 23 propositions de méthode pour mieux gérer les dépenses publiques.

Il organisera dès la rentrée de nouveaux colloques afin d’animer un débat indispensable à l’avenir de notre pays. Il propose ainsi au gouvernement d’organiser des « Etats Généraux  » de la Dépense publique qui rassemblent largement et permettent d’avancer concrètement.

Il suggère également de se fixer un objectif de garder les dépenses publiques à leur niveau de 2014 sur 4 ans, soit 1200 milliards d’euros, ce qui serait susceptible d’accélérer les économies sur les dépenses publiques.

>> Consulter le carnet de santé

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