La CGPME, le MEDEF et l’UPA prônent le dialogue et demandent une véritable concertation sur la réforme de la justice prud’homale

<p>Face aux réserves unanimes exprimées par les organisations tant syndicales que patronales lors de la réunion du Conseil supérieur de la prud’homie qui s’est tenue hier au ministère du travail, la CGPME, le MEDEF et l’UPA demandent que le volet consacré à la justice prud’homale soit dissocié du projet de loi Macron et qu’il fasse l’objet d’une concertation préalable pour ses aspects législatifs et réglementaires. </p>

Cette réforme, nécessaire pour améliorer et simplifier le fonctionnement de la justice prud’homale, ne peut se faire dans la précipitation, les enjeux sont trop importants pour les employeurs comme pour les salariés.

Les propositions portées dans le rapport Lacarabats, dont s’inspirent plusieurs mesures envisagées, doivent au préalable faire l’objet d’un échange et d’une concertation en vue d’une vraie réforme structurelle.
 
"Simplicité, accessibilité et diligence", les trois caractéristiques qui fondent la justice prud’homale depuis l’origine, doivent continuer à nous guider dans la construction d’une réforme ambitieuse et pragmatique pour leur redonner toute leur efficacité et préserver le respect des droits fondamentaux de chacune des parties dans les contentieux prud’homaux.
 
Pour les trois organisations patronales, « une réforme des prud’hommes ne doit pas s’improviser et doit s’intégrer dans une réflexion plus globale sur la révision et la simplification du droit du travail, qu’il est urgent d’engager pour restaurer la compétitivité des entreprises. »
 
 

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