Intervention du Premier ministre : le MEDEF attend les actes concrets qui redonneront confiance aux entreprises

Le MEDEF a écouté avec attention l’intervention du Premier ministre de ce soir. Il note que les engagements pris sur un certain nombre de problèmes concernant les entreprises vont dans le bon sens et notamment la confirmation que la compétitivité des entreprises est au cœur de la stratégie gouvernementale et que le Pacte de responsabilité n’est pas remis en cause.

Pour autant, il convient qu’au-delà des mots, les actes soient désormais conformes à cette ambition.

Alors qu’une semaine de mobilisation massive des chefs d’entreprise pour la croissance et l’emploi vient de se terminer, le MEDEF regrette que le Premier ministre n’ait pas annoncé les quatre mesures simples qui auraient permis de redonner confiance aux employeurs de notre pays :

1. Se donner le temps d’évaluer, sur le terrain, le dispositif pénibilité imposé aux entreprises dans la loi retraite, et d’apporter les nécessaires corrections à un  dispositif kafkaïen et inapplicable qui détruira de l’emploi. Rester cohérent dans la stratégie de baisse des charges. A cet égard, le vote de plusieurs mesures augmentant la fiscalité pesant sur certains secteurs (non-déductibilité de certaines taxes, taxe de séjour, versement transport, taxe sur les surfaces commerciales) est incompréhensible et opposé à la logique du Pacte de responsabilité et aux engagements pris. Il convient de corriger ces hausses de charges et de taxes.

2. Rester cohérent dans la stratégie de baisse des charges. A cet égard, le vote de plusieurs mesures augmentant la fiscalité pesant sur certains secteurs (non-déductibilité de certaines taxes, taxe de séjour, versement transport, taxe sur les surfaces commerciales) est incompréhensible et opposé à la logique du Pacte de responsabilité et aux engagements pris. Il convient de corriger ces hausses de charges et de taxes.

3. Continuer la démarche de simplification, par exemple en revenant sur les 2 articles contestés de la loi économie sociale et solidaire.

4. Corriger les errements sur le temps partiel (24h) qui détruisent actuellement de l’emploi.

Enfin, le MEDEF réitère sa proposition de travailler collectivement à un agenda 2020 pour la France. Le MEDEF considère qu’il est nécessaire que notre pays se dote enfin d’une vision commune et ambitieuse. Il propose d’élaborer de manière ouverte (Gouvernement, partis politiques, partenaires sociaux…), dès mars 2015, un Agenda 2020, qui permette de bâtir une ambition renouvelée pour notre économie et notre sphère publique, et donner enfin un sens aux réformes à mener.

Les derniers articles