Le MEDEF réalise le premier « Baromètre de l’innovation ouverte »

Outre les problématiques de coût du travail, de fiscalité et de simplification, la compétitivité et le retour à l’emploi dépendent de la capacité des entreprises à s’organiser et à tirer le meilleur parti de leur environnement. A ce titre, l’Innovation ouverte peut représenter l’une des solutions managériales les plus efficaces pour répondre à ce défi. Conçue au début des années 2000, l’innovation ouverte vise en effet à mobiliser les différentes parties prenantes de l’entreprise, externes (clients, fournisseurs, universités, etc.) comme internes (au-delà du seul périmètre de la fonction R&D), autour de projets collaboratifs. Parallèlement, le développement d’Internet, avec ses plateformes d’échanges et ses réseaux sociaux, a contribué à l’essor de ce mode d’innovation, en facilitant l’accès et le partage des compétences.

Constatant qu’elle est de plus en plus au cœur des stratégies d’innovation d’entreprises dans le monde (plusieurs grands succès économiques notoires tels que la Sillicon valley, Airbus ou Apple lui doivent en partie leur réussite), le MEDEF, qui a créé un comité dédié à ce thème, entend mieux faire connaître ce mode d’innovation et inciter les entreprises françaises à s’en emparer. Le premier Baromètre de l’Innovation ouverte, réalisé en partenariat avec l’association Humaninnov, Arthur D. Little et Bluenove, a ainsi pour objectif d’évaluer les pratiques françaises d’Innovation ouverte et d’identifier les freins à lever pour favoriser leur développement.

Cette étude, menée auprès d’un échantillon d’une centaine d’entreprises, a permis de constater que seulement 24% d’entre elles peuvent être considérées comme matures en matière d’Innovation ouverte : si seulement 5% des entreprises ne pensent pas pouvoir emprunter cette voie, les marges de progrès restent encore fortes. Ce mode d’innovation semble d’abord utilisé pour réaliser des innovations radicales, sur des produits et services, et pour alimenter la veille. Autre enseignement de ce baromètre : les entreprises y impliquent d’abord leurs employés, puis les universités – centres de recherche et leurs clients… devant les start-up et les fournisseurs. Enfin, la peur de la perte de propriété intellectuelle apparaît comme le premier frein à l’Innovation ouverte, devant la peur de perte de contrôle du processus d’innovation et l’éloignement de la culture d’entreprise.

Ces résultats confortent la volonté du MEDEF de poursuivre sa mission de sensibilisation. Pour Gabrielle Gauthey, présidente de la commission Innovation du MEDEF : « lever les craintes de la perte de contrôle et de la propriété intellectuelle, mieux associer les fournisseurs à la démarche de l’Innovation ouverte, trouver de modes de partenariat plus efficaces avec la recherche académique sont des défis à relever pour intensifier l’innovation ouverte en France. Le MEDEF déploiera toute l’année 2015 des actions pour partager des bonnes pratiques et proposer des mesures pour ouvrir davantage en France la voie de l’innovation ouverte. » 

Pour Pierre Gattaz, président du MEDEF : « L’innovation est un des facteur de succès pour les entreprises que nous avons identifiés dans notre projet France2020. L’action du MEDEF sur ce sujet vis-à-vis de nos adhérents est majeure et les réflexions sur l’Innovation ouverte sont dans ce cadre très importantes. Il nous faut relancer la machine économique française. Notre pays a la capacité de réussir mais l’ensemble des forces vives doit enfin se redonner une ambition collective. Travaillons sur un Agenda économique et social 2020 pour la France, qui donne un sens aux actions et aux réformes que nous devons mener de manière urgente. C’est ce que nous avons proposé au gouvernement. Agissons tous ensemble pour la France ! »

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