Appel du Président du MEDEF Pierre Gattaz et du Président du BDI Ulrich Grillo au Conseil européen des 18 et 19 décembre 2014

<div><p>• Il faut soutenir le plan d’investissement de la Commission. </p></div>

<div><p>• Le programme de 315 milliards d’euros doit être complété par des réformes structurelles.</p></div>

<div><p>• Le bon fonctionnement du marché intérieur est indispensable pour la croissance et pour l’emploi en Europe.</p></div>

« Avec son plan pour l’investissement, la Commission européenne a centré son agenda sur la croissance et l’emploi. Il appartient maintenant au Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement d’en assurer la mise en œuvre rapide » ont souligné aujourd’hui, Ulrich Grillo et Pierre Gattaz, les présidents du BDI et du MEDEF.

Le MEDEF et le BDI estiment qu’il est indispensable de renforcer ce plan d’investissement dans trois domaines : 

– la mise en œuvre impérative des réformes structurelles au niveau national ;

– la consolidation des budgets publics dans un sens favorable à la croissance : si les dépenses courantes doivent faire l’objet d’un réexamen, les dépenses pour les infrastructures, l’éducation et la recherche ne sauraient être remises en cause ;

– la constitution d’une véritable union des marchés de capitaux en Europe. Une attention spécifique doit être portée à l’impact des réglementations européennes dont les effets cumulatifs peuvent avoir des conséquences négatives pour le financement des investissements. A cet égard, la création d’une nouvelle taxe sur les transactions financières serait une mauvaise décision. 

Le MEDEF et le BDI accueillent favorablement la création d’un Fonds européen pour les investissements stratégiques dans le cadre du plan de la Commission. Le succès de ce fonds n’est pas pour autant acquis. Ulrich Grillo et Pierre Gattaz rappellent que "le fonds ne déploiera tout son potentiel que s’il est complété par des mesures favorisant une meilleure intégration du marché unique de l’énergie et du numérique. Dès lors, le fonds ne doit apporter son financement qu’à des projets économiquement viables sans écarter les investisseurs privés. La gouvernance doit en être le moins bureaucratique possible. Cela implique une sélection des projets s’appuyant sur des critères clairement définis avec des prises de décision rapides."

Le retour de la confiance est la condition de la reprise de l’investissement en Europe. Aussi le MEDEF et le BDI appuient-ils l’ambition du plan de lever les nombreux obstacles à l’investissent qui existent au niveau national comme au niveau européen. Cette démarche devra s’accompagner d’un cadre fiscal et réglementaire qui encourage la prise de risque.

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