Vœux de Pierre Gattaz aux entreprises

<p>Pierre Gattaz a présenté le 12 janvier ses vœux aux entreprises. L’occasion pour le président du MEDEF de faire le bilan des principales actions menées par le MEDEF en 2014 et de présenter les priorités pour 2015.</p>

Chères Présidentes, chers Présidents, 

Chères Amies, Chers Amis,

‪UN CONTEXTE PARTICULIER‬‬‬‬‬‬‬

Les vœux aux entreprises s’inscrivent cette année dans un contexte particulier.

Comme beaucoup d’entre vous, j’étais hier dans la rue pour la Marche républicaine  afin de refuser l’enchaînement de haine et de violence et le piège qui nous est tendu. Le MEDEF s’est associé à l’émotion collective. J’en parle ce soir car je crois que nous avons désormais une responsabilité particulière en tant qu’institution : celle de tracer une voie de sortie économique et sociale par le haut pour notre pays.

Je suis persuadé en effet  que l’absence de dynamisme économique et de croissance affaiblissent  au final les fondements de notre société et de notre République en précipitant des situations personnelles et collectives difficiles et en favorisant toutes les formes de radicalité.

Il s’agit pour nous tous, dans un monde en pleine mutation, de faire preuve de solidarité, de responsabilité, de courage, d’audace, de détermination et de vision pour que la France et les Français reprennent espoir en l’avenir et redeviennent les conquérants et les défenseurs du monde libre et prospère qu’ils ont toujours été.

‪L’OBSESSION DE L’EMPLOI‬‬‬‬‬‬‬

‪Depuis mon élection, avec l’équipe que j’ai constitué autour de moi et que je salue pour sa confiance et ses travaux – je voudrais nommer en particulier mes trois vice-présidents, Geoffroy Roux de Bézieux, Jean-François Pilliard et Patrick Bernasconi –,  le MEDEF a mis l’emploi au cœur de ses préoccupations.‬‬‬‬‬

Nous n’avons eu de cesse d’expliquer que la question de l’emploi est, d’abord et avant tout, celle de la compétitivité de nos entreprises. Il faut rappeler en permanence cette évidence : ce sont les entreprises qui créent de l’emploi – faire une politique de compétitivité veut donc dire faire une politique en faveur de l’emploi –, et ce sont les entreprises, par la richesse qu’elles produisent, qui permettent à notre société de fonctionner, à notre sphère publique d’agir.

Cette action incessante et déterminée de conviction sur tous les fronts, a conduit à des évolutions majeures dans la politique gouvernementale. Il faut les signaler et les saluer, même si, malheureusement, tout cela ne va pas assez vite, ni assez loin.

‪Laissez-moi vous rappeler quelques éléments de 2014 avant de tracer rapidement nos axes d’action pour 2015.‬‬‬‬‬

EN  2014 : 3 GRANDS AXES D’ACTION‬‬

Nous avons eu durant toute cette année, trois axes d’action qui se sont révélés payants et que nous poursuivrons en 2015 :

 Premièrement, un axe de consolidation qui consiste à accompagner le Gouvernement, et plus largement tous les élus, dans un virage social-entrepreneurial dont nous avions posé les bases en 2013.

 Deuxièmement, un axe de défense, pour  lutter sans relâche et avec acharnement contre ce que j’appelle les « vieux démons » : l’idéologie et les fausses bonnes idées qui semblent généreuses, mais se révèlent, au final,  destructrices pour l’emploi.

 Troisièmement, un axe d’actions offensives, en proposant des évolutions, des changements et en agissant nous-même concrètement sur le terrain.

Revenons sur le bilan de ces trois axes :

1) Premier axe d’action : la consolidation, en  accompagnant le virage social-entrepreneurial du Gouvernement et des élus. Cela s’est traduit par une série d’actions concrètes autour de trois enjeux majeurs dont nous avons été, au moins en partie, les inspirateurs :

 Premier enjeu : la compétitivité

Voilà encore 3 ans, le mot compétitivité était un mot tabou. Et c’est bien notre action collective, résolue et permanente, qui a conduit à l’annonce et à la mise en place du Pacte de responsabilité et aux baisses de charges qui en découlent. Bien sûr cela a été trop lent, il a fallu lutter contre les vieux démons de « contreparties-contraintes », mais au final, le Pacte  s’est mis en place, de manière conforme aux engagements, du moins pour 2015, et les branches se mobilisent sans que l’on ait besoin de les y contraindre et sans engagement de résultats. Tout le monde a donc pris ses responsabilités.

Je ne suis cependant pas naïf et je sais qu’il va falloir continuer à lutter et à dénoncer les incohérences qui conduisent, aujourd’hui encore, à annoncer des baisses de charges d’un côté et à augmenter les impôts locaux et des taxes spécifiques de l’autre. Nous continuerons donc à être très vigilants en 2015 car nous devrons encore sans doute faire face à des postures politiques ou idéologiques absurdes conduisant à de nouvelles décisions en contradiction totale avec la compétitivité et la croissance des entreprises. Je le sais, nous le savons tous ! Mais ce combat pour le pragmatisme économique, il est vital que nous continuions de le mener et que nous le gagnions.

 Deuxième enjeu : la simplification

Il faut saluer le travail de Thierry Mandon, à la fois dans son engagement et ses premiers résultats, mais aussi dans la méthode qu’a choisi le Président de la République et que nous avions suggérée : celle d’associer un chef d’entreprise, Guillaume Poitrinal, et un député, Thierry Mandon puis Laurent Grandguillaume. Là encore, nous poussons pour accélérer car il y a urgence, et nous alimentons régulièrement ce trio en idées et propositions, et cela avance. C’est cette démarche de simplification qui a, par exemple, permis de régler, en fin d’année 2014, la mauvaise transposition de l’ANI de janvier 2013 sur le temps partiel, les fameux 24h. Nous devons continuer de pousser car ce problème est en passe de se régler rapidement.

 Troisième enjeu : la baisse des dépenses publiques

Nous sommes critiques et il faut le rester, mais reconnaissons un début d’effort en la matière. Ce n’est suffisant ni en ambition, ni en rapidité d’action, mais c’est un début. Et faire accepter à un Gouvernement, qu’il soit de gauche ou de droite, une logique de baisse des dépenses publiques, est loin d’être simple, je vous le garantis ! Nous avons été à la manœuvre et nous continuerons en 2015 et au-delà, car là est la clé de notre survie : ramener le poids de nos dépenses publiques dans la norme européenne, c’est-à-dire en dessous de 50 % du PIB, afin de retrouver de la marge pour baisser encore la pression fiscale.

‪2) Deuxième axe d’action : la lutte contre les « vieux démons » et les idéologies…‬‬‬‬‬‬‬

‪C’est la partie la moins simple et la moins intéressante à mon avis, car cela nous met dans un rôle d’opposant négatif. Rôle la plupart du temps perçu par les médias et l’opinion publique comme de la provocation ou de la surenchère, alors que, comme tout chef d’entreprise, ce qui nous intéresse avant tout est de bâtir, d’innover, d’inventer, de développer, de conquérir…‬‬‬‬‬‬‬

Mais c’est une action indispensable et le MEDEF s’est mobilisé tout au long de l’année et continuera en 2015 car derrière ces actions,  il y a avant tout la survie de nos entreprises, surtout des PME et des TPE, fragilisées par 6 années de crise.

Nos élus ne peuvent pas passer leur temps à rajouter de la difficulté à la difficulté, de la complexité à la complexité, de la contrainte à la contrainte et à agir comme si les chefs d’entreprise n’avaient rien d’autre à faire que de gérer des contraintes et de la paperasse.

Ces actions de défense, pour être efficaces, doivent être collectives, et nous vous sollicitons régulièrement. Elles sont épuisantes, mais elles sont indispensables, et, en cette fin d’année, il faut reconnaître qu’elles ont été globalement payantes. Je pense en particulier à notre mobilisation de décembre dernier à laquelle ont participé plus de 20 000 chefs d’entreprise dans toute la France. Ce type d’actions montre bien à quel point l’engagement patronal est important pour mener et gagner nos combats pour la croissance et l’emploi. Nous devons donc tout faire cette année pour convaincre le plus possible de dirigeants de TPE et PME de nous rejoindre afin de faire encore davantage entendre notre voix tout en affirmant nos valeurs républicaines.

La plus emblématique de ces actions a été la question de la pénibilité, et je voudrais m’arrêter sur ce sujet quelques instants. Tout au long de l’année 2014, nous avons sans relâche mobilisé et alerté sur l’impraticabilité opérationnelle d’un dispositif qui rend le chef d’entreprise responsable d’une mesure individuelle de la pénibilité de ses salariés tout au long de leur vie professionnelle.

A force de ténacité, je dirais même d’acharnement, de notre pôle social et de son président Jean-François Pillard, nous avons réussi à convaincre nos interlocuteurs. Mais cela se fait pas à pas, petites améliorations après petites améliorations. Rappelons ainsi que notre action a conduit à une première mission confiée à Michel de Virville qui a apporté des simplifications au premier dispositif imaginé, puis, en juillet, à un report de 6 critères sur 10, et enfin, voilà quelques jours, à l’annonce de deux nouvelles missions dont une confiée à un chef d’entreprise et à un parlementaire, et chargée de remettre à plat tout le dispositif et de le rendre opérationnel et juridiquement sécurisé.

Comprenons-nous bien : ce n’est qu’une première étape. Oui, un dispositif concernant la pénibilité va se mettre en place, mais nous avons désormais la possibilité de travailler à un système qui sera à tout le moins « neutre » pour les chefs d’entreprise en termes de complexité et de responsabilité juridique. Soyons clair : le vrai travail reste à faire, et nous avons 6 mois pour le mener à bien, mais une première étape a été franchie positivement avec l’acceptation par le président de la République et le Premier ministre de l’inapplicabilité de ce dispositif par les entreprises.

Notre action sur ce sujet a été marquée avant tout par la détermination et le pragmatisme, ce qui est notre « méthode ». Une méthode qui, je crois, s’est révélée payante. Pragmatisme car nous ne pensons pas que nous étions capables de faire abroger une loi, votée à une très large majorité des députés. En tous cas, nous n’en étions pas capables sans nous opposer frontalement, durement, alors même que la situation économique et sociale reste très difficile et que cela n’aurait fait que rajouter de l’incertitude aux difficultés pour nos entreprises. Nous aurions affaibli encore le consensus social qui nous fait tant défaut. Je tiens à insister là-dessus : le MEDEF n’a ni posture politique, ni posture idéologique. Ce qui nous anime est avant tout le pragmatisme.

La détermination ensuite car une partie de nos difficultés vient de la méconnaissance absolue que nos politiques, de droite et de gauche, dans leur immense majorité ont des réalités économiques. Nous avons dû expliquer jours après jours, sans relâche, en permanence et concrètement les difficultés que posait cette loi. Sans cette détermination sans faille, nous aurions fini par renoncer…

‪Je veux vraiment vous remercier toutes et tous, au sein de nos MEDEF territoriaux et de nos fédérations. Nous vous avons sollicité à plusieurs reprises et vous avez toujours répondu présent. Vous êtes allés à la rencontre de vos élus, chacun à votre niveau, et c’est ce travail constant, inlassable, que vous effectuez tous les jours, au quotidien, qui fait bouger les choses. J’en suis profondément convaincu, donc merci encore à toutes et à tous.‬‬‬‬‬

3) Troisième axe d’action : l’offensif en proposant et en agissant.

C’est l’axe qui nous motive le plus, car c’est bien là que nous retrouvons notre ADN d’entrepreneurs. L’année 2014 a été riche et fournie : tout le travail immense que vous faites sur le terrain, mais aussi  au sein de nos commissions, de nos pôles et de nos groupes de travail en atteste sans contestation.

‪Je voudrais juste citer quelques actions emblématiques, et je m’excuse d’avance de ne pas pouvoir tout citer.‬‬

‬‬‬‬‬• ‪La première action, c’est tout le travail de notre pôle social. Un accord important a été conclu sur l’Assurance Chômage en mars. Important car c’est un des premiers accords qui a conduit à une baisse du déficit sans que les cotisations pesant sur les entreprises n’aient été augmentées. Je sais que beaucoup d’entre vous considèrent que nous n’avons pas été assez loin, que l’accord est à mi-chemin, et, pour tout dire, je suis d’accord avec eux. Mais là aussi, entre une ambition à laquelle nous pouvons rêver, et une réalité qui s’impose à nous, nous avons choisi la voie du volontarisme pragmatique. Souvenons-nous que, lorsque nous avons commencé cette négociation, personne ne voulait bouger : ni le gouvernement, ni les partenaires sociaux, arguant qu’on ne touchait pas au régime d’assurance chômage en période de fort chômage. Nous aurions donc pu baisser les bras et nous contenter de reconduire un accord a minima ou de rendre les clés du système au gouvernement, ce qui serait revenu au même. Nous avons choisi de nous battre pour, au contraire, commencer à faire changer les choses. Et nous y sommes parvenus en partie en étant déterminés et pragmatiques. Mieux, aujourd’hui, c’est le gouvernement lui-même qui nous presse  à rouvrir le dossier… ‬‬‬‬‬‬‬

Cette méthode d’un volontarisme pragmatique, nous l’appliquons aussi sur la négociation MDS en cours. Je ne sais pas encore si nous conclurons positivement cette semaine, il est trop tôt pour le dire, mais nous sommes déterminés à essayer jusqu’au bout, en gardant une ligne claire : pas de complexité supplémentaire pour aucune entreprise, quelle que soit sa taille, mais au contraire de la simplification et de l’efficacité.

 La deuxième action de l’axe offensif, c’est évidemment le projet France 2020 que nous avons mené tout au long de l’année avec un temps fort lors de l’Universités d’été du MEDEF en août.  Je vais vous faire un aveu : je suis toujours estomaqué de constater que nos chefs d’entreprise sont motivés et impliqués, mais que le reste de nos interlocuteurs : partenaires sociaux, médias, élus, ne s’en emparent pas, voire dénigrent cette action. C’est, je crois, un des gros problèmes de notre pays actuellement : notre incapacité à nous projeter collectivement dans un futur à bâtir, un futur que l’on choisit et que l’on ne subit plus. Mais vous me connaissez, je ne baisserai pas les bras. Nous allons continuer et approfondir en 2015 le travail très important  déjà fourni, je vous en parlerai dans quelques instants.

 La troisième action a été toutes nos réflexions autour du projet « 1 million d’emplois » et la publication de notre petit livre jaune. Là encore, nous avons été moqués, parfois conspués, mais ce combat je le mène et je le mènerai jusqu’au bout car,  je vous l’ai dit au début de mon intervention, l’emploi est pour moi une cause majeure, fondamentale pour notre pays. Et je dois dire, qu’au-delà des quolibets, je constate que certains éléments sont repris dans la loi Macron en préparation, sur l’épargne salariale, sur le travail du dimanche, même si cela ne va pas assez loin, sur la dépénalisation du délit d’entrave, sur des mesures de sécurisation des licenciements et des PSE,  par exemple… Là encore, tout n’est pas conforme à nos attentes, mais avançons, continuons et voyons le verre à moitié plein plutôt que de le voir à moitié vide.

 ‪La quatrième action  a été d’agir concrètement, directement, au-delà des propositions et de notre  lobbying. Je veux citer le programme court « Beau travail » qui a rencontré un très fort engouement et avait l’intérêt de répondre aux problématiques des métiers en tension, et de valoriser en même temps le travail et nos salariés, en montrant des salariés heureux et épanouis. Je veux aussi parler de la réforme de notre mouvement qui est en cours et que nous devons poursuivre et mener à son terme.‬‬‬‬‬‬‬

Je ne vous ai parlé que de quatre grands projets du MEDEF en 2014, mais sachez que nous avons eu des avancées significatives dans beaucoup d’autres domaines : fiscalité, entrepreneuriat, numérique, international, Europe, environnement, juridique ou encore sociétal…

LES AXES D’ACTION POUR 2015

Au-delà, de cette courte synthèse pour 2014, laissez-moi tracer rapidement les axes d’action pour 2015.

Bien sûr, nous allons continuer en 2015 nos actions de consolidation en accompagnant la mue du gouvernement et des élus vers une logique plus entrepreneuriale. Je suis sans illusion, nous allons devoir continuer nos actions de défense pour éviter les bonnes intentions potentiellement catastrophiques que nos élus savent si bien inventer ! C’est le rôle du MEDEF et soyez sûrs que nous l’assumerons car la situation de nos entreprises, notamment les PME et TPE, est bien trop grave pour que nous baissions la garde.

Mais je veux aussi, et surtout, que nous agissions toujours plus, en lien avec les partenaires qui veulent nous accompagner, pour redresser notre pays. Comme je le disais en introduction, je crois que nous avons une responsabilité particulière dans les circonstances actuelles qui représentent peut-être une opportunité historique de faire bouger les lignes.

‪Je veux vous indiquer les 4 priorités d’actions  qui vont marquer, pour le MEDEF, l’année 2015.‬/‬‬‬‬‬

 Premièrement l’emploi, encore et toujours. Nous allons continuer à déployer des actions concrètes autour de l’emploi, par exemple :

1/ Relancer une négociation sociale autour du marché du travail si nous arrivons à conclure positivement celle sur la Modernisation du Dialogue Social.

‪2/ Capitaliser sur notre programme court « Beau travail » dans les régions et au plus près du terrain.‬‬‬‬‬‬‬

‪3/ Lancer une grande mobilisation sur les territoires – des entreprises, des collectivités, des associations, des citoyens – pour relancer la dynamique de création d’emplois qui nous fait défaut en France, notamment en faveur des jeunes qui sont aujourd’hui plus d’1 million à être coupés de tout contact, avec le système éducatif ou le monde de l’entreprise. Nous allons lancer une série de débats ouverts sur ces sujets, et une série d’actions dans les territoires que nous sommes en train de finaliser et dont je vous reparlerai dans quelques semaines. C’est, je le répète, un axe fondamental de notre action. Le MEDEF avance !‪‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬‬

 Deuxièmement, les TPE et PME, et plus particulièrement le problème de leur compétitivité et de leur croissance. Le contexte semble plus favorable en 2015 avec la montée en charge du CICE et la mise en œuvre des premières mesures du Pacte de responsabilité qui devraient permettre aux entreprises de bénéficier de plus de 10 Mds d’euros supplémentaires de baisse de charges, auxquelles s’ajoutent la baisse continue de l’euro et du pétrole.   Tout ce qui peut améliorer la compétitivité, favoriser l’investissement et la croissance de nos TPE et PME doit être poussé. Nous serons très actifs en 2015 sur ce sujet. C’est ainsi l’un des enjeux de notre discussion MDS que d’atténuer les effets de seuils liés à nos réglementations fiscales et sociales et de simplifier ainsi le développement des TPE en PME et des PME en ETI. Au-delà, nous continuerons à promouvoir la dynamique entrepreneuriale, que ce soit pour les start-up ou l’entrepreneuriat dans les quartiers, jusqu’à la structuration d’initiatives d’accompagnement concrètes autour des marchés du futur, des facteurs de compétitivités hors coût ou du management, et bien sûr, du numérique.

Le numérique sera au cœur à la fois de notre compétitivité et de notre croissance future et nous avons la capacité d’être parmi ses leaders. Nous allons, avec les équipes du pôle de Geoffroy Roux de Bézieux, déployer des initiatives concrètes autour de ce thème comme par exemple l’Université et les Matinales du numérique.

 Troisièmement, l’international et l’Europe. Vous le savez, je le dis et l’écris suffisamment, le futur de notre pays passe par la conquête de l’international et par une implication plus forte au niveau européen. Nous avons posé les pierres en 2014 avec notamment le lancement du programme Stratexio mais il nous faut maintenant accélérer, que ce soit dans les actions de représentation et de lobbying européen et international, ou dans les actions plus concrètes autour du chasser en meute et de la conviction de nos élus français.

 Enfin, quatrième axe d’actions pour 2015, après l’Emploi, les TPE-PME et l’international, la préparation du futur de notre pays. Nous avons proposé, en fin d’année, de bâtir un agenda 2020 qui soit avant tout une vision commune de notre futur et un agenda des réformes à mener. Bien entendu, aucun de nos partenaires, qu’ils soient syndicaux ou politiques, de droite comme de gauche, n’a réagi. Nous n’en attendions pas moins. Mais ce n’est pas pour cela que nous allons baisser les bras. Nous allons  au contraire continuer à porter cette action. Ainsi, le MEDEF publiera au cours du premier semestre un « petit livre bleu » qui détaillera des relais de croissance dans le cadre d’une vision enthousiasmante pour la France et qui donnera ainsi une cohérence aux réformes structurelles que le pays doit mener. Nous allons également prendre des initiatives pour faire vivre ce débat indispensable, en associant largement, en partageant, en discutant de manière ouverte. Ce projet enthousiasmant prend une résonnance plus importante à la lumière des événements tragiques de la semaine dernière qui nécessitent vision, rassemblement et préservation de nos valeurs fondamentales. 

‪‬‬‬CONCLUSION‬‬‬

Voilà à gros trait notre bilan pour 2014 et notre programme pour 2015.

J’ai déjà été trop long, et je dois conclure.

Je voudrais surtout vous remercier à nouveau de votre soutien, de votre action au quotidien à nos côtés, de votre implication. Le MEDEF, c’est d’abord une collectivité de chefs d’entreprise et de permanents motivés, impliqués, remarquables. C’’est notre mouvement

Merci donc à toutes et à tous.

L’année 2015 commence de manière tragique, alors, je le répète, nous avons un devoir impérieux d’agir et de faire bouger les lignes, dans le respect et l’écoute mutuels, mais en avançant résolument. Je crois sincèrement et profondément, que la crise économique et sociale qui secoue notre pays, ainsi que les derniers actes dramatiques intervenus sur notre territoire, doivent être un accélérateur des réformes, pas un frein. Nous devons absolument puiser dans ces épreuves les forces de notre redressement.

Nous devons continuer, en tant qu’institution, d’avancer, prendre le lead et le garder pour montrer la voie car personne ne le fera pour nous.

C’est la seule façon de prendre notre avenir en main et de transformer in fine notre cher pays.

N’attendons rien des autres. Avançons en regardant devant.

Je vous souhaite enfin, à toutes et à tous, une bonne année, heureuse et dynamique, pleine de projets, d’initiatives, et d’énergie.

Vive l’entreprise, vive le MEDEF et vive la France !

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