MEDEF Actu-Eco de la semaine du 26 au 30 janvier

<p>FRANCE<br />1. Climat des affaires en janvier 2015 : stagnation de l’indicateur synthétique, net rebond dans le commerce de détail<br />2. Moral des ménages en janvier 2015 : interruption du redressement<br />3. Demandes d’emploi en décembre 2014 : nouvelle hausse, nouveau record<br />4. Situation dans l’industrie au 4ème trimestre 2014 : hausse de la demande étrangère, nouveau repli des effectifs<br /><br />EUROPE<br />5. Climat des affaires en Allemagne en janvier 2015 : indicateur synthétique à son plus haut niveau depuis juillet 2014<br /><br />INTERNATIONAL<br />6. Marché du logement aux Etats-Unis au 4ème trimestre 2014 : les mises en chantier, au plus haut depuis février 2008<br />7. Tendances récentes des marchés : remontée du taux grec à 10,7%, au plus haut depuis juillet 2013</p><p></p>

1. Climat des affaires en janvier 2015 : stagnation de l’indicateur synthétique, net rebond dans le commerce de détail

* Selon les dernières enquêtes de conjoncture publiées par l’INSEE, le climat des affaires en France est resté stable en janvier 2015 à son niveau de novembre et de décembre 2014. Cependant, l’indicateur reste inférieur à sa moyenne de longue période (2000-2013).

* Cette stagnation du climat des affaires au début de l’année 2015 recouvre des évolutions contrastées selon les secteurs d’activité :

–    détérioration dans le bâtiment (dégradation des perspectives personnelles d’activité, avec un solde d’opinion tombé à son plus bas niveau depuis mai 2009, carnets de commandes toujours jugés inférieurs à la normale, pessimisme accru concernant l’emploi) et dans le commerce de gros (moindre pessimisme pour l’activité future –perspectives générales, intentions de commandes, statu quo concernant l’emploi) ;

–    stagnation dans l’industrie (nette progression des perspectives personnelles de production, particulièrement marquée dans l’automobile et dans la pharmacie, légère baisse des carnets de commandes, redressement des perspectives générales) et les services (quasi-stagnation des anticipations d’activité et de demande -dégradation dans le transport routier de marchandises, dans l’hébergement et la restauration, dans les activités immobilières et dans les services administratifs et de soutien ; mais redressement dans l’information et la communication-, dégradation des perspectives générales, baisse du solde relatif aux effectifs futurs) ;

–    nette amélioration dans le commerce de détail, avec un indicateur qui a retrouvé son niveau de juin 2011 (moindre pessimisme concernant l’activité future -ventes prévues, intentions de commandes, perspectives générales-, emploi toujours dégradé).

2. Moral des ménages en janvier 2015 : interruption du redressement

* L’amélioration de la confiance des ménages s’est interrompue en janvier 2015 : après deux mois consécutifs de hausse, l’indicateur a stagné, à un niveau nettement inférieur à sa moyenne de longue période (2000-2013).

* Dans le détail, cette stagnation recouvre des évolutions contrastées selon les différentes composantes de l’indicateur :

–    un léger repli des craintes concernant le marché de l’emploi : les ménages sont un peu moins nombreux à anticiper une hausse du chômage. Le solde d’opinion reste cependant à un niveau élevé, nettement supérieur à sa moyenne de longue période ;

–    une dégradation de la perception des ménages concernant leur situation financière future. Pour autant, ils sont plus nombreux à considérer « opportun de faire des achats importants » (le solde d’opinion a retrouvé son niveau de juin 2012). Mécaniquement, la proportion des ménages estimant qu’il est « opportun d’épargner » a diminué ;

–    une nouvelle baisse du solde d’opinion relatif à l’inflation : les ménages sont encore moins nombreux à anticiper une hausse des prix. Le solde d’opinion est à son plus bas niveau depuis novembre 2009.

 

3. Demandes d’emploi en décembre 2014 : nouvelle hausse, nouveau record

* Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans emploi) en France métropolitaine s’est de nouveau accru en décembre 2014 : +0,2%, soit +8 100 personnes. Il enregistre ainsi un nouveau record, comptant désormais 3 496 400 personnes.

Cette hausse recouvre : une stagnation chez les hommes et une progression de +0,5% chez les femmes ; un repli de -0,2% chez les moins de 25 ans et une hausse chez les 25-49 ans (+0,2%) et chez les 50 ans et plus (+0,6%).

En y ajoutant les personnes en activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de +0,8%, soit +41 900 personnes, pour atteindre 5 218 200 personnes.

* Au cours de l’année 2014, le nombre de demandeurs d’emploi de la catégorie A a augmenté de +189 100 personnes (+5,7%), après +174 800 personnes en 2013. Dans le détail :

–    par sexe : accroissement plus important chez les hommes (+6,6%) que chez les femmes (+4,8%) ;

–    par tranche d’âge : augmentation pour toutes les tranches d’âge, particulièrement marquée pour les 50 ans ou plus (+10,4%) ;

–    par région : hausse dans toutes les régions de France métropolitaine, allant de +1,8% en Picardie à +12,8% en Corse. Progression également dans les DOM, à l’exception de la Martinique (-1,3%).

Par ailleurs, l’ancienneté moyenne des inscriptions à Pôle emploi a continué de progresser pour atteindre le niveau record de 539 jours (511 jours fin 2013).

Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée (un an ou plus) pour les catégories A, B et C a augmenté de +9,7%, soit une hausse de près de 200 000 personnes, pour atteindre 2 254 600. Cette hausse recouvre : +3,7% pour les personnes au chômage depuis 1 ou 2 ans, +10,7% pour ceux au chômage depuis 2 ou 3 ans et +19,1% pour ceux au chômage depuis 3 ans et plus.

4. Situation dans l’industrie au 4ème trimestre 2014 : hausse de la demande étrangère, nouveau repli des effectifs

 
L’INSEE vient de publier l’enquête trimestrielle  de conjoncture dans l’industrie manufacturière pour le 4ème trimestre 2014 :

–    Léger retrait de la demande globale adressée à l’industrie manufacturière par rapport au trimestre précédent et moindre optimisme pour le début de l’année 2015 ;

–    Progression de la demande étrangère et optimisme un peu plus important concernant les prochains mois ;

–    Léger repli du taux d’utilisation des capacités de production à 80,4% : les capacités de production sont moins utilisée qu’en moyenne sur la période 2000-2013 depuis le 3ème trimestre 2008 ;

–    Accentuation de la baisse des effectifs, qui devrait se poursuivre dans les prochains mois ; 

–    Amélioration de la compétitivité, sans doute en raison notamment de la dépréciation de l’euro par rapport au dollar, passé de 1,40$ début mai 2014 à 1,16$ mi-janvier 2015 (-17%) :

o    Redressement de la compétitivité sur l’ensemble des marchés (national, UE, hors UE): le solde d’opinion relatif à la compétitivité en dehors de l’Union européenne (UE) est repassé au-dessus de sa moyenne de longue période ;

o    Remontée de l’indicateur relatif aux perspectives d’exportation, à son plus haut niveau depuis le 1er trimestre 2011.
 

5. Climat des affaires en Allemagne en janvier 2015 : indicateur synthétique à son plus haut niveau depuis juillet 2014

* Le climat des affaires dans la construction, l’industrie et le commerce en Allemagne s’est une nouvelle fois un peu amélioré en janvier 2015. L’indicateur synthétique publié par l’Institut de conjoncture IFO s’est redressé pour le troisième mois consécutif. Supérieur à sa moyenne des années 2000-2013, il a retrouvé son plus haut niveau depuis juillet 2014.

* Dans le détail, cette progression de l’indicateur synthétique au début de l’année 2015 concerne aussi bien la situation actuelle que les perspectives à six mois.

L’indice relatif à la « situation actuelle » a enregistré son troisième mois consécutif de hausse. Il est à son plus haut niveau depuis juillet 2014.

L’indice relatif aux perspectives à six mois a également progressé pour le troisième mois consécutif mais sa hausse a été moins marquée que pour la situation actuelle. Il retrouve ainsi son niveau d’août 2014.

En revanche, cette amélioration du climat des affaires recouvre des disparités selon les secteurs :

–    détérioration dans la construction : légère dégradation de la situation actuelle, mais moindre pessimisme concernant les perspectives ;

–    amélioration dans le commerce de détail, particulièrement marquée pour la situation actuelle, et dans le commerce de gros, avec une légère dégradation des perspectives ;

–    amélioration également dans l’industrie manufacturière, qu’il s’agisse de la situation actuelle ou des perspectives à six mois : une hausse des exportations est attendue grâce à la dépréciation de l’euro.
 

6. Marché du logement aux Etats-Unis au 4ème trimestre 2014 : les mises en chantier, au plus haut depuis février 2008

* Aux Etats-Unis, le marché de la construction résidentielle est resté bien orienté à la fin de l’année 2014.

* Les mises en chantier de logements ont progressé de +4,4% en décembre 2014, hausse annulant la baisse enregistrée en novembre.

En moyenne, au 4ème trimestre 2014, elles se sont accrues de +4,4% par rapport au trimestre précédent (+4,8% sur un an) et poursuivent ainsi leur redressement entamé au printemps 2011. Elles s’établissent à 1 075 000 en rythme annualisé, retrouvant ainsi leur niveau de février 2008. Cependant, elles restent inférieures de près de -18% à leur moyenne de longue période (2000-2013).

Sur l’ensemble de l’année 2014, les mises en chantier auront légèrement dépassé le million d’unités, soit une hausse de +8% par rapport à 2013 (données corrigées des variations saisonnières). Elles s’établissent ainsi au plus haut niveau depuis 2007.

* Les perspectives du marché de la construction résidentielle sont plutôt favorables, au vu de deux indicateurs :

–    malgré un repli en décembre 2014 (-1,9%), les permis de construire ont augmenté de +2,7% au 4ème trimestre 2014 (+1,6% sur un an). Ils restent cependant inférieurs de -21,4% à la moyenne de longue période ;

–    selon la dernière enquête auprès des constructeurs sur le marché résidentiel, l’indice NAHB (National Association of Home Builders) s’est un peu tassé en janvier 2015, mais reste à un niveau élevé, nettement supérieur à la ligne des 50.

7. Tendances récentes des marchés : remontée du taux grec à 10,7%, au plus haut depuis juillet 2013

› Télécharger le document (PDF)

Les derniers articles