MEDEF Actu-Eco de la semaine du 9 au 13 février

<p>FRANCE<br />1. Comptes du 4ème trimestre 2014 : quasi-stagnation du PIB, contraction des investissements, accélération des exportations<br />2. Immatriculations de véhicules neufs en janvier 2015 : -3,3% en moyenne mobile sur trois mois, +1,2% en Allemagne, +2,8% en Italie, +4,1% en Espagne<br />3. Balance commerciale en décembre 2014 : -53,8 milliards d’euros, plus faible déficit depuis 2010, grâce à l’allègement de la facture énergétique<br />4. Production industrielle en 2014 : +0,1%, après -1,1% en 2013<br />5. Dépenses en logement en 2013 : un poids économique toujours important (22,3% du PIB), malgré une activité immobilière en baisse de -3,9%<br /><br />INTERNATIONAL<br />6. Marché de l’emploi aux Etats-Unis en janvier 2015 : +257 000 créations d’emploi, un taux de chômage de 5,7%<br />7. Tendances récentes des marchés : repli du cours des matières premières industrielles, des métaux communs et de l’or<br /><br />BRÈVE<br />Selon une première estimation, la Banque de France prévoit une croissance du PIB de +0,4% au 1er trimestre 2015.</p>

1. Comptes du 4ème trimestre 2014 : quasi-stagnation du PIB, contraction des investissements, accélération des exportations

* Selon une première estimation de l’INSEE, le PIB se serait accru de +0,1% au 4ème trimestre 2014 (+0,3% l’an, +0,2% sur un an), après +0,3% au 3ème trimestre. On a ainsi l’image d’une activité qui oscille autour d’une tendance à peine positive, sans parvenir à redémarrer véritablement. En moyenne annuelle, la croissance aurait été de +0,4% sur l’ensemble de l’année 2014 comme en 2013. Pour mémoire, la croissance du PIB en Allemagne a atteint +1,6% en 2014.

Cette progression du PIB à la fin de l’année 2014 recouvre :

  • En termes de production :
    –    Une décélération dans les services marchands (+0,4%, après +0,6%) ;
    –    Une baisse de la production manufacturière (-0,2%, après +0,5%), du fait notamment des matériels de transport (-3%, après +1,3%), et du léger repli dans les IAA (-0,8%). En revanche,  progression dans les biens d’équipement (+1,4%) et dans la cokéfaction et le raffinage (+2%) ;
    –    un net recul dans la construction pour le 4ème trimestre consécutif (-1%, comme au troisième trimestre).
  • o    En termes de composante :
    –    une nouvelle décélération de la consommation des ménages (+0,2%, après +0,3%) ;
    –    un léger ralentissement de la consommation des administrations publiques (+0,4%, après +0,6%) ;
    –    un recul des investissements pour le 4ème trimestre consécutif (-0,5%, après -0,6%), qui concerne les administrations publiques (-0,2%), les entreprises (-0,2%) et, de manière plus marquée, les ménages (-1,5%) ;
    –    une accélération notable des exportations de biens et services (+2,3%, après +0,7%), notamment celles des matériels de transport (+10,7%, après -5%) et un dynamisme persistant des importations (+1,7%, après +1,3%), principalement du fait des produits pharmaceutiques.

Au total, pour le 4ème trimestre 2014, contribution positive à la croissance de la demande intérieure hors stocks (+0,1 point) et du commerce extérieur (+0,1 point), à la faveur d’une amélioration de la compétitivité (baisse de l’euro notamment) et de la conjoncture dans les pays voisins. En revanche, contribution négative du déstockage (-0,2 point, après +0,3 point).
 

2. Immatriculations de véhicules neufs en janvier 2015 : -3,3% en moyenne mobile sur trois mois, +1,2% en Allemagne, +2,8% en Italie, +4,1% en Espagne

* Les immatriculations de voitures particulières et commerciales neuves, y compris véhicules des domaines et transit temporaire (données cvs-cjo) ont augmenté en janvier 2015, pour le deuxième mois consécutif : +2,8%, après +1,3% en décembre 2014.

Cette progression est entièrement imputable aux immatriculations des voitures de marques françaises (+9,8%, après +1,4%), celles des voitures de marques étrangères s’étant contractées de -3,2% (après +1,2%).

Entre janvier 2014 et janvier 2015, l’ensemble des immatriculations se serait accru de +10,6% (+5,2% pour les voitures de marques françaises, +16,5% pour les voitures de marques étrangères).

* Toutefois, en moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (novembre, décembre 2014, janvier 2015), les immatriculations de véhicules neufs se sont repliées de -3,3% par rapport aux trois mois précédents (-1,6% sur un an). Elles s’établissent ainsi à 1 759 135 unités.

Dans le détail, les immatriculations se sont contractées de -7% pour les voitures de marques françaises et ont quasiment stagné pour les voitures de marques étrangères (+0,2%).

Ce recul contraste avec les accroissements enregistrés dans nos principaux pays voisins : -1,2% en Allemagne, +2,8% en Italie et +4,1% en Espagne, toujours en moyenne mobile sur trois mois.

Cependant, malgré ces redressements, le marché automobile reste plus sinistré en Espagne et en Italie, qu’en France et surtout qu’en Allemagne. En effet, les immatriculations en Espagne et en Italie restent inférieures de respectivement -23,2% et -33,5% à leur moyenne de longue période (2000-2013). En France, elles lui sont inférieures de -15,5% et en Allemagne de -5,2%.

3. Balance commerciale en décembre 2014 : -53,8 milliards d’euros, plus faible déficit depuis 2010, grâce à l’allègement de la facture énergétique

* Les chiffres du commerce extérieur pour l’ensemble de l’année 2014 mettent en évidence une réduction de 7 milliards d’euros du déficit commercial. En effet, le déficit FAB-FAB des échanges de marchandises est passé de -60,8 milliards d’euros en 2013 à -53,8 milliards d’euros en 2014, niveau le plus faible depuis 2010. Il s’est réduit de 20,7 milliards d’euros depuis 2011.
Cette amélioration est le résultat :

  • d’une quasi-stagnation des exportations (+0,1%, après -1,2% en 2013), recouvrant une progression des ventes de l’aéronautique et des produits de luxe, un redressement des exportations de véhicules automobiles, de machines et de chimie, une contraction des ventes de produits agricoles et pharmaceutiques ;
  • d’une nouvelle contraction des importations (-1,3%, après -2,3% en 2013), « du fait essentiellement de la baisse des achats liée à la chute des prix du pétrole et des quantités importées ».

* En considérant les échanges FAB-CAF, pour une analyse sectorielle et géographique, l’année 2014 est caractérisée par :

. sur le plan sectoriel :

  • un net allègement de la facture énergétique, qui explique entièrement la réduction du déficit total. Le déficit énergétique s’est en effet réduit de 10,9 milliards d’euros à -54,8 milliards d’euros, résultat d’un repli de -1,1% des exportations  (après -12,6%) et de -12,7% des importations (après -7%). Ceci tient à la baisse du prix du baril de pétrole et à la contraction des volumes liée à la faiblesse de l’activité (douceur des températures) ;
  • un creusement du déficit industriel de 1,4 milliard d’euros, à -25,3 milliards d’euros. Les exportations ont progressé de +0,9% (après -1,3% en 2013) et les importations de +1,2% (après -1,9%). Cette dégradation s’explique notamment par celle du déficit pharmaceutique (-2,7 milliards d’euros) et du déficit textile-habillement-cuir (-1,1 milliard d’euros) ;
  • une réduction de l’excédent agroalimentaire à 9,1 milliards d’euros. Les exportations se sont contractées de -3,5% (après +3,4% en 2013) et les importations ont stagné (après +4,7%) ;

. sur le plan géographique :

  • une réduction du déficit de nos échanges avec nos partenaires européens, de 3 milliards d’euros avec la zone euro, à -37,8 milliards d’euros (+0,4% pour les exportations, -0,9% pour les importations), et de 2,3 milliards d’euros avec l’Europe hors UE, à -9 milliards d’euros (-4,7% pour les exportations, -8,8% pour les importations) ;
  • une réduction de 1 milliard d’euros du déficit avec l’Amérique, à -0,9 milliard d’euros (-2,4% pour les exportations, -4,5% pour les importations) ;
  • un creusement de 1 milliard d’euros du déficit avec l’Asie, à -24,1 milliards d’euros, imputable à une progression plus importante des importations (+2%) que des exportations (+1,1%) ;
  • un accroissement de l’excédent avec l’Afrique, passé de +0,4 à +1,1 milliard d’euros, imputable à un repli plus marqué des importations (-3,1%) que des exportations (-0,6%) ;
  • une diminution de l’excédent avec le Proche et Moyen Orient, de +2,2 à +1,6 milliards d’euros (-2,8% pour les exportations, +1,5% pour les importations).

4. Production industrielle en 2014 : +0,1%, après -1,1% en 2013

* La production dans l’industrie manufacturière a rebondi en décembre 2014 (+1,2% en volume), après une baisse de -0,5% en novembre.

Cette augmentation se retrouve dans tous les secteurs, avec des ampleurs diverses : +1,2% dans la fabrication d’équipements, +1,5% dans les industries agricoles et alimentaires, +2,9% dans la fabrication de matériels de transport, +3,4% dans la cokéfaction et le raffinage.

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* Entre le 3ème et le 4ème trimestre 2014, l’activité manufacturière a quasiment stagné (+0,1%, -0,5% sur un an). Ainsi, la production du 4ème trimestre 2014 reste inférieure de -16,8% à son point haut du 1er trimestre 2008.
Cette progression de la fin de l’année recouvre des évolutions contrastées selon les grands secteurs : -2,5% dans la fabrication de matériels de transport (-3,1% dans l’automobile), -0,5% dans les industries agricoles et alimentaires, +0,3% dans la fabrication d’autres produits industriels (dont -2,6% dans le bois, papier et imprimerie, +0,3% dans la métallurgie, +5,9% dans la pharmacie), +1,2% dans la fabrication d’équipements, +4,2% dans la cokéfaction et le raffinage.

* De la même façon, sur l’ensemble de l’année 2014, la production manufacturière a quasiment stagné (+0,1%), après une baisse de -1,1% en 2013. Elle reste ainsi inférieure de quelque 16% à son niveau de 2007, avant le début de la crise.
En revanche, en Allemagne, la production qui a progressé de +0,3% en 2013 et de +1,9% en 2014, dépasse de +2,2% son niveau de 2007.

1 – Ce chiffre de +0,1% ne correspond pas à celui de la comptabilité nationale (-0,2%). Cet écart résulte de la différence de définition entre les deux indicateurs : l’IPI reflète l’évolution de la production en quantité physique, la production issue de la comptabilité nationale reflète l’évolution de la production en euros constants, notion proche de celle du chiffre d’affaires.

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5. Dépenses en logement en 2013 : un poids économique toujours important (22,3% du PIB), malgré une activité immobilière en baisse de -3,9%

* Selon le Compte satellite du logement 2013, qui vient d’être publié, la dépense en logement, qui mesure l’effort consacré par l’ensemble des agents économiques au domaine du logement, a continué de progresser en 2013 : +2% en valeur par rapport à l’année précédente, après +3,2% en 2012.

Elle s’est ainsi établie à 470,8 milliards d’euros, soit 22,3% du PIB. Pour mémoire, elle s’élevait à 292,3 milliards d’euros en 2000 et 199,3 milliards d’euros en 1990.

Dans le détail, les dépenses courantes associées au service de logement (dépenses de loyers, d’énergie, d’eau et autres charges), qui représentent 70,5% de la dépense totale, se sont accrues de +3% (+4,3% en 2012), pour s’établir à 331,7 milliards d’euros en 2013. Ce ralentissement est en partie dû à l’évolution relativement faible des prix des loyers et au retour à des températures plus proches de la moyenne.

Les dépenses en capital ou d’investissement (acquisitions de logements neufs et travaux d’entretien-amélioration), représentant 29,5% du total, se sont contractées de -0,5% (+0,5% en 2012), pour s’établir à 139,1 milliards d’euros en 2013. La part du logement dans la Formation Brute de Capital Fixe total (FBCF) de l’ensemble de l’économie est restée stable à 25,6%.

L’activité immobilière, qui recouvre les dépenses d’investissement et les acquisitions de logements anciens, s’est établie en 2013 à 274,7 milliards d’euros. Elle s’est donc inscrite en baisse de -3,9% par rapport à 2012, en raison du recul des transactions et des prix (recul des prix dans le neuf, amplification de la baisse des prix des logements anciens).

* Les aides au logement, consommateurs et producteurs, se sont élevées à 40,8 milliards d’euros en 2013, soit 1,9% du PIB. Elles ont baissé de -1,2% (+7,5% par an en moyenne entre 2004 et 2010).

* Par ailleurs, le secteur du logement contribue fortement au budget de l’Etat et des collectivités locales : les recettes fiscales relatives à ce secteur se sont en effet élevées à 63 milliards d’euros en 2013, soit 6,7% de l’ensemble des prélèvements obligatoires.

6. Marché de l’emploi aux Etats-Unis en janvier 2015 : +257 000 créations d’emploi, un taux de chômage de 5,7%

* L’emploi dans le secteur non agricole aux Etats-Unis a confirmé son dynamisme au début de l’année 2015 : +257 000 postes en janvier 2015. Les créations de novembre 2014 ont été révisées de +353 000 à +423 000 postes et celles de décembre de +252 000 à +329 000 postes.

Ces créations recouvrent une contraction de -10 000 postes dans le secteur public, première baisse depuis mai 2014, et un accroissement de +267 000 postes des effectifs du secteur privé. Au sein de ce dernier, la grande majorité des postes créés l’ont été dans le tertiaire (+209 000 postes, dont +58 600 dans les commerces, +26 000 dans les activités financières, +39 000 dans les services aux entreprises et -8 600 postes dans les transports). Les effectifs ont augmenté de +22 000 postes dans l’industrie manufacturière et de +39 000 postes dans la construction.

Sur un an, 3 207 000 emplois auront ainsi été créés dans le secteur non agricole (+2,3%). Ils dépassent de 8,1% leur niveau moyenne de 2010 (+10,4% dans le secteur privé, -2,7% dans le secteur public).

* Le taux de chômage a progressé de +0,1 point en janvier 2015 à 5,7% de la population active, après, il est vrai, avoir atteint au mois précèdent, son plus bas niveau depuis juin 2008.
Le nombre de chômeurs s’est en effet accru de +291 000 personnes, pour s’établir à 8 979 000, après une baisse de -383 000 en décembre dernier. Sur un an, le nombre de chômeurs s’est inscrit en baisse de -1,3 million de personnes.

 

7. Tendances récentes des marchés : repli du cours des matières premières industrielles, des métaux communs et de l’or

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