MEDEF Actu-Eco de la semaine du 16 au 20 février

<p>FRANCE<br />1. Financement des ETI et des grandes entreprises en février 2015 : situation de trésorerie d’exploitation inchangée<br />2. Créations d’entreprise en janvier 2015 : -7,8% (+1,2% hors autoentrepreneurs)<br />3. Emploi salarié au 4ème trimestre 2014 : -67 600 sur un an, -615 200 depuis le 1er trimestre 2008<br />4. Résider en France et travailler à l’étranger: une situation de plus en plus fréquente (+42% en douze ans)<br /><br />INTERNATIONAL<br />5. Marché du logement aux Etats-Unis en janvier 2015 : hausse de +2,7% des mises en chantier en moyenne sur trois mois (+0,3% pour les permis de construire)<br />6. Tendances récentes des marchés : remontée du CAC 40, poursuite du repli du cours de l’or.</p>

1. Financement des ETI et des grandes entreprises en février 2015 : situation de trésorerie d’exploitation inchangée

Selon la dernière enquête réalisée par l’AFTE et Coe-Rexecode en février 2015 auprès des trésoriers des ETI de 500 salariés ou plus et des grandes entreprises :

  • situation de trésorerie d’exploitation inchangée ;
  • impact toujours positif de l’évolution des prix du pétrole sur les trésoreries ;
  • stabilisation des délais de paiement clients, depuis l’automne dernier ;
  • marges bancaires appliquées sur les crédits, en baisse depuis un an, même si le mouvement ne semble pas s’accentuer ;
  • confirmation d’une recherche de financement toujours jugée facile, et ceci depuis onze mois.

2. Créations d’entreprise en janvier 2015 : -7,8% (+1,2% hors autoentrepreneurs)

* Les créations d’entreprise, tous types d’entreprises confondus, se sont repliées de -7,8% en janvier 2015 (données corrigés des variations saisonnières), après trois mois consécutifs de hausse.
Hors autoentrepreneurs, elles ont progressé de +1,2%, après +1,3% en décembre dernier.

* En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (novembre, décembre 2014, janvier 2015), l’ensemble des créations d’entreprise s’est replié de -0,7% par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente, pour s’établir à 45 437 unités.
Hors autoentrepreneurs, les créations se sont, en revanche, accrues de +1,4% sur un an, atteignant 22 729 unités, plus haut niveau depuis début 2009.

Par grande famille d’activité, toujours en moyenne mobile sur trois mois, ce repli des créations d’entreprise sur un an se retrouve dans le commerce (-4,8%), dans l’industrie (-7,3%, dont -4,7% pour la seule industrie manufacturière) et dans la construction (-14,4%).

En revanche, les créations ont progressé de +3,2% dans les services marchands, qui représentent plus de 50% des créations.
Dans le détail, elles se sont repliées d’environ -4% dans les activités immobilières et dans les services aux ménages, et se sont accrues dans les autres catégories, de +1,1% dans le soutien aux entreprises à +55,1% dans les transports et l’entreposage, en passant par +6,7% dans l’hébergement et la restauration.

3. Emploi salarié au 4ème trimestre 2014 : -67 600 sur un an, -615 200 depuis le 1er trimestre 2008

* Selon une première estimation, les effectifs salariés du secteur marchand non agricole se sont contractées de -5 100 postes au 4ème trimestre 2014, après -55 200 postes au trimestre précédent. Leur nombre est désormais de 15 820 100. Hors intérim, ils se sont repliés de -28 700 postes, après -33 400.

Cette légère baisse de la fin de l’année se retrouve, à des degrés divers, dans tous les secteurs, à l’exception de l’intérim (+23 600 postes) :

  • -13 000 postes dans la construction (-15 200 postes au trimestre précédent), en baisse depuis le 2ème trimestre 2012 ;
  • -11 100 postes dans l’industrie, comme au trimestre précédent, en repli depuis le 2ème trimestre 2001 ;
  • -4 600 dans les services et les commerces après -6 900 postes.

* Au cours de l’année 2014, les effectifs salariés auront de nouveau baissé (-67 600 postes, après -69 000 postes en 2013.
Ce repli recouvre des pertes d’emploi dans la construction (-43 400 postes), l’industrie (-38 900), une quasi-stagnation des emplois intérimaires (-1 000 postes) et une augmentation dans le tertiaire marchand hors intérim (+15 700 postes).

* Par rapport au point haut du premier trimestre 2008, l’effectif salarié du secteur marchand non agricole se serait réduit de -615 200 postes (-3,7%), dont -454 600 dans la seule industrie (-12,7%).

4. Résider en France et travailler à l’étranger: une situation de plus en plus fréquente (+42% en douze ans)

* Selon une publication récente de l’INSEE (INSEE Première n°1537 « Résider en France et travailler à l’étranger », février 2015), la France comptait, en 2011, 353 000 « navetteurs » transfrontaliers, c’est-à-dire habitant en France et travaillant dans un pays voisin (« flux sortants »). Cette situation est de plus en plus fréquente, car elle concernait 248 000 personnes en 1999, puis 300 000 en 2006, soit +42,2% en douze ans.

A l’inverse, environ 30 000 personnes travaillaient en France tout en habitant dans un pays voisin (« flux entrants »), dont la moitié issue de la Belgique. A noter : « il n’y a qu’avec l’Italie que les flux entrants sont supérieurs aux flux sortants ».

* Les grandes destinations des navetteurs transfrontaliers en France restent les mêmes, principalement sur la frontière nord-est :

  1. la Suisse, avec 45,2% des flux sortants (près de 160 000 frontaliers). En particulier, Genève a accueilli quelque 88 000 navetteurs, dont 25% de cadres et à peine 20% d’ouvriers (chiffre le plus faible de tous les territoires étudiés). La part des diplômés du supérieur est de 47,8%. Les professions les plus représentées sont les ingénieurs en informatique, les infirmières et les cadres de service d’entreprise.  Pour sa part, Bâle a accueilli 33 580 frontaliers, dont la part des ouvriers est beaucoup plus élevée qu’à Genève (37%). Les principales professions sont les cadres technico-commerciaux, les techniciens des industries de transformation, les chauffeurs et les cuisiniers ;
  2. le Luxembourg, avec 19,5% du total des navetteurs transfrontaliers (69 000). Les ouvriers et les employés représentent ensemble près des deux tiers de ce mouvement (respectivement 31,3% et 31,2%). Les professions les plus nombreuses sont les employés comptables et financiers, les convoyeurs ainsi que les ingénieurs en informatique ;
  3.  
  4. l’Allemagne, toujours le 3ème pays de destination, malgré une baisse du nombre de navetteurs, de 63 000 en 1999 à 50 000 en 2011. En particulier, le pôle de Sarrebruck a attiré près de 25 000 frontaliers, dont plus de la moitié d’ouvriers. Les caristes et les ouvriers de la métallurgie et de la mécanique sont les professions les plus représentées ;
  5. la Belgique, avec 39 000 frontaliers ;
  6. Monaco, avec 26 000 navetteurs transfrontaliers, dont plus de la moitié sont des employés (employés de maison et secrétaires notamment) et des ouvriers (respectivement 32,7% et 20,9%). La part des diplômés universitaires est du même ordre qu’au Luxembourg (39,7%).

* De plus en plus de frontaliers résidant en France déclarent comme nationalité celle du pays dans lequel ils travaillent, notamment allemande (15 000 personnes). « Néanmoins, précise l’INSEE, le recensement ne permet pas de connaître le nombre de frontaliers ayant la double nationalité, situation fréquente dans la région Rhône-Alpes ».

* Ces mouvements donnent tout leur sens aux projets transfrontaliers existants (France-Allemagne, France-Belgique par exemple), visant à renforcer la mobilité professionnelle entre pays membres de l’Union, élément important d’un bon fonctionnement du marché du travail européen.

5. Marché du logement aux Etats-Unis en janvier 2015 : hausse de +2,7% des mises en chantier en moyenne sur trois mois (+0,3% pour les permis de construire)

* Les mises en chantier de logement aux Etats-Unis se sont repliées de -2% en janvier 2015 (+18,7% sur un an), après une progression de +7,1% en décembre 2014. Elles sont toutefois supérieures à un million d’unités depuis cinq mois.

Au-delà de ces variations mensuelles, elles ont progressé de +2,7% en moyenne mobile sur les trois derniers mois connus (novembre, décembre 2014, janvier 2015) par rapport aux trois mois précédents, témoignant de l’amélioration progressive du marché américain de la construction résidentielle.
Elles se sont ainsi établies à 1 056 000 en rythme annualisé, niveau toujours inférieur à ses moyennes de longue période (-19,1% par rapport à 2000-2013 et -41,2% par rapport à 2000-2006).
Sur un an, elles s’inscrivent en hausse de +4,3%.

* Concernant les perspectives du marché immobilier américain, les permis de construire se sont également repliés en janvier 2015 mais de manière moins marquée (-0,7%, après une stagnation en décembre). Ils sont cependant supérieurs au million d’unités depuis juillet 2014.

En moyenne mobile sur les trois derniers mois connus, ils ont quasiment stagné (+0,3%) par rapport aux trois mois précédents, à 1 058 000, et ont progressé de +6,4% sur un an. Ils restent inférieurs de -21,3% à la moyenne 2000-2013.

Par ailleurs, selon la dernière enquête auprès des constructeurs sur le marché résidentiel, l’indice NAHB (National Association of Home Builders) s’est replié pour le deuxième mois consécutif en février 2015. Il reste cependant à un niveau élevé, supérieur à la ligne des 50, signe que les conditions de marché demeurent favorables.

6. Tendances récentes des marchés : remontée du CAC 40, poursuite du repli du cours de l’or

> Télécharger le document PDF

.

Les derniers articles