Point presse mensuel de juin 2013

Bonjour à tous. Au printemps 2005, quelques membres du Conseil exécutif et des journalistes également m’avaient demandé quelle sera votre première décision si vous êtes élue Présidente du Medef. Et j’avais répondu : je ferais en sorte qu’il y ait des fleurs dans le hall d’entrée. Vous comprenez ainsi la multiplication florale que vous avez certainement observée et ainsi, une boucle semble se dessiner. Hier, j’ai présidé mon 103ème Conseil exécutif, c’était aussi mon 135ème Conseil exécutif en tant que membre du Conseil exécutif et je vais aujourd’hui, comme à chaque fois, vous faire un compte-rendu de ce Conseil. Nous avons abordé trois sujets principaux que je vais vous développer.

Normes IFRS

Le premier était la présentation d’un rapport d’un groupe de travail présidé par Michel Pébereau sur le renforcement des normes comptables internationales. En effet, nous avons décidé, en collaboration avec l’Afep de porter au plus haut niveau, c’est-à-dire au niveau européen, un projet de modification substantielle de conception, d’élaboration et d’adoption des normes comptables internationales. Ce sujet est évidemment un sujet technique, rassurez-vous je ne rentrerai pas dans le détail, mais si je tiens à l’évoquer devant vous ce matin, c’est aussi un sujet éminemment politique car de l’évolution de ce processus d’adoption des règles dépend à la fois la souveraineté européenne, l’expression d’une certaine vision de l’économie et aussi la définition de ce que doit être l’objectif principal d’une entreprise.

Donc les normes comptables sont en réalité un des premiers éléments, ingrédients que l’on peut utiliser pour orienter une approche économique. En privilégier une plutôt qu’une autre. Et j’illustrerai cela d’une manière très simple en renvoyant à quelque chose que vous avez connu, dont vous vous souvenez certainement : quand la crise est arrivée en 2007, et encore plus en 2008, nous avons tous compris que la brutalité de la crise financière, son ampleur aussi, sa capacité à se diffuser extraordinairement rapidement, s’expliquait par l’adoption de normes comptables qui privilégient la valeur de marché de l’instant, ce que les Anglo-saxons appellent la « fair value », plutôt la « market value ».

Et à partir de là, nous avons compris, certains l’avaient déjà dit auparavant, Michel Pébereau notamment, qu’il fallait absolument que nous réintroduisions du moyen et du long terme dans l’approche comptable. Mais pour cela, il faut que l’Union européenne se dote d’outils propres, d’une capacité à définir et modifier elle-même les normes comptables, ce qui suppose qu’elle se démarque de l’emprise des normes IFRS actuellement en vigueur en Europe, normes en vigueur en Europe, normes définies par une association anglo-saxonne, l’IASB et pourtant norme que les Etats-Unis ont décidé de ne pas appliquer. Les Etats-Unis restant avec leur propre référentiel, référentiel qu’ils peuvent eux-mêmes changer à tout moment suivant les événements du cycle économique.

Ce document vous sera présenté plus en détails dans une présentation commune Afep-Medef dans les semaines qui viennent et ce document a vocation à peser sur les choix européens et nous pensons que le travail de ce groupe français de haut niveau est un travail qui va être décisif pour l’avenir de ce dossier à l’échelle européenne.
C’était le premier point qui était à l’ordre du jour de notre Conseil.

Conférence sociale

Le deuxième point était évidemment la préparation du Sommet social qui va se tenir ce jeudi et ce vendredi.

Plusieurs éléments à dire sur ce Sommet social.

Le premier est que nous apprécions l’approche, que nous considérons qu’elle est tout-à-fait bonne et elle va dans le sens de ce que nous défendons : le dialogue, le diagnostic partagé et la volonté d’essayer de trouver un chemin commun. Evidemment, le sujet le plus important de ce Sommet social sera le sujet « retraites », auquel nous ajoutons le sujet « financement de la protection sociale ».

Tout d’abord, je voudrais vous confirmer, car je crois que cela a été murmuré, mais je tiens à le dire d’une manière officielle, que je serai moi-même dans l’atelier « retraites ». C’est dire l’importance que nous donnons à ce sujet. C’est dire à quel point nous considérons que cette question des retraites est au cœur de l’avenir de notre pays. J’insiste. Nous ne serons capables, collectivement, de regarder avec confiance ce que peut devenir la France que le jour où, enfin, clairement, sans hypocrisie, sans mensonge, nous adopterons une réforme responsable, durable, en matière de retraites. C’est aussi, vous le savez, fondamental pour le regard que les investisseurs porteront sur la France. Pour toutes ces raisons, nous avons considéré qu’il était vraiment essentiel que le Medef soit le porteur d’un message fort et clair. Et je voudrais commencer à évoquer ce message en vous disant notre déception à l’égard du rapport présenté par Madame Yannick Moreau. Nous attendions beaucoup de ce travail, et plusieurs points nous semblent vraiment manquer de rigueur et de hauteur de vue.

Premier point : nous savons, car le Conseil d’orientation des retraites l’avait dit très nettement, que les besoins de financement pour l’ensemble des régimes à l’horizon 2020 est de l’ordre de 22 milliards d’euros. 22 milliards d’euros par an à l’horizon 2020. Sur ces 22 milliards d’euros, 8,6 milliards représentent les besoins de financement des seuls régimes de fonctionnaires. 8,6 milliards sur les 22 milliards des seuls régimes des fonctionnaires. Or, le rapport Moreau laisse entier ou plutôt sans réponse la question du financement des besoins des régimes de fonctionnaires. Tel est le premier point qui nous semble tout-à-fait contestable, pour ne pas dire invraisemblable, du rapport Moreau.

Deuxième point : à un horizon de court terme, les leviers d’action privilégiés par le rapport Moreau sont des pistes fiscales, une fois de plus, et des pistes qui passent notamment par une hausse de cotisation sur les entreprises et sur les actifs, les salariés. C’est tout simplement inacceptable, c’est tout simplement inenvisageable. C’est tout simplement irresponsable. C’est comme si personne n’avait entendu ce que désormais tout le monde martèle : la chute de compétitivité des entreprises françaises, le décrochage économique de notre pays, et la régression du pouvoir d’achat des salariés.

Troisième élément décevant du rapport Moreau : la piste de l’âge, tout comme la piste de la durée de cotisation, sont considérées marginalement et insuffisamment avec même une présentation faussée laissant entendre que le relèvement de bornes d’âges n’apporterait pas la contribution financière nécessaire. Pourquoi je dis cela ainsi ? Parce que le rapport Moreau imagine un déplacement de l’âge légal ou un allongement de la durée de cotisations sur un rythme tellement lent qu’effectivement, ces mouvements ne produisent que très peu d’effets. Mais l’on sait que si l’on veut avoir avec cette approche-là un effet sur le financement, il suffit de faire varier le calendrier, la cadence, pour obtenir, selon nous, au moins deux tiers des besoins de financement nécessaires à l’horizon 2020.

J’ajouterai que la présentation dans le rapport Moreau de la question de la pénibilité n’est pas non plus satisfaisante, d’autant que nous considérons que ce dossier est clos depuis la loi de 2010 et depuis qu’un certain nombre de grandes branches traditionnelles ont engagé des négociations et ont signé des accords pour mettre en place les dispositifs prévus par la loi de 2010.

Vous comprenez donc que nous allons expliquer au cours de la conférence sociale que cette question des retraites est une question purement arithmétique. Les variables sont simples, les variables sont connues. Le taux de cotisation, le taux de remplacement, l’âge légal, la durée de cotisation. Ce qui en train de se préparer, c’est une aggravation de la situation pour les entreprises, une aggravation de la situation pour les salariés, une aggravation de la situation pour les retraités.

Ceci est d’autant plus malheureux que nous savons qu’il existe une autre voie. Que cette autre voie a été prise par tous nos partenaires européens. Que cette autre voie a été prise par tous nos partenaires occidentaux. Je n’arrive toujours pas à comprendre au nom de quel principe miraculeux nous, Français, nous pourrions échapper à cette loi qui est liée à une bonne nouvelle, l’allongement de l’espérance de vie.

Et je porterai un autre message à cette occasion à la Conférence sociale. Ce message est celui du travail. Nous ne sortirons de la difficulté dans laquelle nous sommes aujourd’hui,  qu’à condition d’augmenter la quantité de travail de notre pays, de nous tous. C’est parce que  nous travaillerons plus longtemps tout au long de la vie, c’est parce que nous travaillerons plus longtemps tout au long d’une année que nous serons en mesure de financer notre modèle social et que nous serons en mesure de contribuer à réduire le chômage.

Au total, nous expliquerons que résoudre le problème de la compétitivité passe par modifier l’approche sur la durée du travail et qu’il est temps de se demander comment, à quel horizon nous allons revenir sur la durée légale du travail pour installer une durée conventionnelle.

Tout ceci, je le dirai devant le Président de la République, jeudi matin.

Je voudrais préciser aussi qu’avant même la Conférence sociale, je pense dans la journée de demain, nous ferons part l’UPA, la CGPME et le Medef, d’une position commune sur la représentativité patronale.

Bilan des huit années à la présidence du Medef

J’ai ainsi résumé l’essentiel de ces points que nous avons abordés au Conseil exécutif. Bien sûr, nous avons évoqué les autres tables rondes de la Conférence sociale. Mais nous avons passé aussi un certain temps, à la fin du Conseil, à d’une certaine façon, évoqué les huit années exceptionnelles et qui s’achèvent dans quelques jours.

Et je souhaiterais aussi vous en parler ce matin.

Je voudrais, à vous tous, dire, de la même façon que je l’ai dit hier, ma fierté d’avoir présidé le Mouvement des Entreprises de France pendant huit ans. Hier, en fin de Conseil exécutif, nous avons diffusé une vidéo, que vous retrouverez certainement dans quelques jours sur YouTube, faisant le bilan de ces trois dernières années en particulier.

Mais ensuite, après cette vidéo, j’ai voulu évoqué plus précisément ces huit années. J’ai rappelé aux membres du Conseil que ces huit années ont été huit années de crises. Je vous les rappelle :

          2005, la crise des banlieues ;

          2006, la crise du CPE, le CPE, c’était des prémices fausses pour de fausses promesses. Et je suis heureuse, encore aujourd’hui, d’avoir su convaincre le Conseil exécutif de l’époque de ne pas soutenir le CPE qui était une très mauvaise approche à la question de l’emploi des jeunes ;

          2007, la crise de l’UIMM ;

          2008, la crise tout court ;

          2009, la crise du LKP en Guadeloupe, en Martinique ;

          2010, l’entrée en crise de la zone euro et la crise des dettes souveraines ;

          2011, la crise de l’Europe toute entière ;

          2012, la crise de l’économie française.

Huit années de crises, huit années au cours desquelles nous avons apporté des idées, proposé des solutions pour surmonter le mieux possible ces crises.

Et ces huit années furent également des années de transformations majeures du Mouvement des Entreprises de France. Ces huit années ont conféré au Medef une acceptabilité sociale, une acceptabilité dans l’opinion publique jamais atteinte jusqu’alors, grâce notamment à notre engagement sociétal, grâce à nos prises de positions et à notre implication dans les questions environnementales. Cette acceptabilité nouvelle nous a donné une capacité d’action inégalée. Et c’est pourquoi je considère que ces huit années ont été huit années de succès.

Permettez-moi d’énumérer le fait que, désormais, il est reconnu que la France a besoin d’une politique économique de l’offre. Que, désormais, il est admis que la France doit relever le défi de la compétitivité.

Permettez-moi de vous rappeler que nous avons signé des accords historiques, majeurs comme jamais. Comme jamais.

Evidemment, l’accord qui crée la rupture conventionnelle. Evidemment, l’accord qui installe e nouveaux critères de représentativité syndicale. Mais aussi des accords comme ceux sur l’assurance-chômage qui, pour la première fois, actaient le principe d’une baisse des cotisations sociales. Ce qui n’avait jamais été considéré jusqu’alors. Et bien sûr, l’accord du 11 janvier, accord tellement innovant sur la flexi-sécurité, qu’il n’existe pas un rapport international issu du FMI, de l’OCDE, de l’Union européenne, sans parler des services de la Chancellerie à Berlin, qui ne salue pas l’importance de cet accord pour la France.

Nous avons donc, je crois, su faire avancer beaucoup de choses. J’ai souvent eu l’occasion de dire que quand on est Président du Medef, il faut être à l’offensive ; il faut savoir aussi être un bon gardien de but. Et plus d’une fois, il m’est arrivé d’avoir à dire non. Non à des buts qui risquaient d’être marqués contre l’économie de marché, contre les entreprises.

Je voudrais ajouter un certain nombre de choses que j’ai rappelées hier au Conseil exécutif. C’est un défi, un challenge permanent de garder l’unité du mouvement patronal. Quand je dis permanent, c’est insuffisant. Quotidien. Mais l’unité, ce n’est pas simplement l’entente entre quelques-uns. L’unité, c’est faire en sorte que le point de vue porté par la TPE rejoigne celui porté par l’entreprise du CAC 40 et réciproquement.

L’unité, c’est être capable d’élaborer des positions communes qui ne sont surtout pas des plus petits communs dénominateurs, mais qui sont des plus grands communs dénominateurs.

L’unité, c’est faire comprendre à chaque instant que nous avons un intérêt supérieur qui dépasse nos intérêts propres. Que nous sommes partie prenante de l’intérêt général. Et que nous ne devons surtout pas penser à la défense d’intérêts particuliers. L’intérêt général, c’est l’intérêt économique de la France. Et si nous avons pu travailler dans cette unité au cours de ces huit années, c’est parce que j’ai toujours fait en sorte que chacun partage le même objectif, le même but, la prospérité du pays, la prospérité de notre pays.

Hier, au Conseil exécutif, je suis venue avec quatre livres pour chaque membre du Conseil exécutif. Quatre livres que j’ai eu le bonheur d’offrir à chaque membre du Conseil exécutif. Le premier de ces livres était un livre en anglais. C’est « Team of Rivals » de Doris Goodwin. Ce livre qui raconte le combat d’Abraham Lincoln  pour une cause majeure, l’abolition de l’esclavage, pourquoi ai-je offert ce livre ? Parce que, justement, il décrit comment une équipe est capable de se rassembler au service d’un objectif d’envergure. Mais c’est aussi parce que ce livre raconte comment chacun a été choisi par Abraham Lincoln : tout simplement parce qu’il était le meilleur. Et je voudrais dire que je considère que  j’ai eu autour de moi, tant chez les élus du Medef que chez les salariés, les permanents, les meilleurs à mes côtés. Et c’est pourquoi nous avons réussi de grandes choses. Et je dois vous dire que je ne me suis pas arrêtée à cela pour offrir quelque chose aux membres du Conseil exécutif. Et j’ai offert donc trois autres livres. Je vais vous le dire très rapidement. J’ai offert un livre de celui qui est pour moi un des plus grands Français, le livre de Paul Valéry qui s’appelle « Regards sur le monde actuel » parce qu’il avait tout dit. Quand celui-ci écrit dans les années 20 que « le temps du monde fini commence »,  on a l’impression de lire quelque chose qui caractérise la situation actuelle. Et quand Paul Valéry dit « rien ne se fera plus que le monde entier s’en mêle », on a l’impression qu’il a déjà imaginé Internet, les réseaux sociaux et peut-être même Prism. Mais surtout, pourquoi ce clin d’œil avec Paul Valéry ? Parce que Paul Valéry explique sans cesse que l’action ne se sépare pas de la réflexion. Et même de la méditation. La réflexion, c’est ce que j’ai voulu sans cesse apporter grâce à l’Université d’été du Medef. J’ai toujours voulu que cette Université d’été soit un lieu d’échanges, de débats de haut niveau, qu’il y ait comme une pause de trois jours au cours de laquelle on puisse aller au-delà de notre quotidien, aller chercher des choses inattendues, enfouies, des choses tellement inhabituelles qu’elles donnent à réfléchir, qu’elles donnent à penser, qu’elles nous font reconsidérer nos points de vue. Ce que nous avons fait au cours de ces Universités d’été est, à mes yeux, remarquable. Ce fut un travail, conduit notamment par Rosine Lapresle avec Hélène Molinari et toute l’équipe de l’Université d’été. C’est cette même équipe qui a préparé la prochaine Université d’été, dont le titre sera « Le nerf de la guerre ». Le « nerf de la guerre », c’est tout simplement dire qu’il y a peut-être un certain nombre de choses à revaloriser, qu’il y a un certain nombre de choses à mettre en avant, qu’il y a un certain nombre de choses à conquérir et que, dans beaucoup de domaines, il faut rectifier le tir. Et puis, j’ai offert encore deux autres livres aux membres du Conseil exécutif. J’ai offert un recueil de poésies. Un recueil d’André Breton qui s’appelle «Clair de terre ». « Clair de terre », c’est un titre magnifique, qui sonne comme un défi et « Clair de terre » évidemment par contraste avec « Clair de Lune » et je crois que cela illustre bien tout ce que j’ai voulu faire aussi ces dernières années : renverser les choses, les prendre autrement, faire en sorte que les regards soient différents, que les regards sur nous soient différents, mais que nous-mêmes nous portions des regards différents. Si j’ai offert un recueil de poésies d’André Breton, c’est aussi parce que nous sommes, nous, au quotidien au Medef, dans la raison, et il le faut, nous sommes très attentifs aux faits, aux chiffres, à la comparaison. Mais évidemment, pour vivre avec l’intensité que suppose cette fonction, il est toujours bon d’avoir à côté de soi le pape de la déraison. Et puis le dernier livre que j’ai offert, c’est un livre de Maurice Blanchot qui s’appelle « L’instant de ma mort ». Alors, il faut le lire ce livre, il est très heureux en fait car l’auteur pense qu’il va mourir, mais en réalité, il ne meurt pas. C’est cela qui compte. La preuve, il a pu écrire « L’instant de ma mort ». Vous voyez l’humour qu’il y a dans ce titre. Et j’ai voulu dire par là que d’abord, quand on est Président du Medef, franchement, on pense passer près de l’instant fatal plusieurs fois par an tellement le rythme est soutenu, les épreuves sont multiples, la difficulté est grande. Mais ce que j’ai surtout voulu dire, c’est que comme à la fin de livre de Maurice Blanchot, je pars avec le cœur léger. Je pars sereine. Heureuse. Et fière. Je pars avec le sentiment d’avoir accompli quelque chose de tout-à-fait important. Je pars avec la conviction que ceux avec qui j’ai beaucoup travaillé ces dernières années, je vais continuer mon œuvre avec eux dans les années futures. Et d’ailleurs, ceux-là sont tous devenus des amis proches. Et je pars avec l’idée qu’il y a dans notre pays encore beaucoup de choses à faire. Beaucoup de tabous à casser. Beaucoup d’idées à mettre au cœur du débat. Que cela soit sur l’avenir de la France ou même au-delà sur l’avenir de l’Europe.

Vous avez vu que, derrière moi, il y a un panneau. Sur ce panneau est écrit « L’entreprise, c’est la vie ». Cette signature, c’est une signature indélébile. C’est un tag sur les murs du Medef. Et c’est un graffiti dans mon cœur et dans le cœur, je crois, de tous les chefs d’entreprise militants de notre mouvement.

J’ai apprécié les conférences de presse avec vous. C’était toujours des moments exaltants. Toujours des moments intéressants. Des moments où vous m’avez fait progresser. Mais je tiens à vous dire que je ne vous présente pas mes adieux. Et que j’ai bien l’intention de continuer à vous rencontrer.

Les derniers articles