Loi travail : « Une émeute patronale s’il y avait une taxation sur les CDD »

code_du_travail_dr-600x400 Invité d’Arlette Chabot sur LCI ce jeudi, Pierre Gattaz s’est exprimé avec vigueur sur la nouvelle monture de la loi travail proposée par Manuel Valls. Le président du Medef a dénoncé l’immobilisme des syndicats contestataires, le taux de chômage « scandaleux » des jeunes et appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités. « Surtout pas de taxation des CDD, on est surtaxé en France, (…)  ce serait une émeute patronale s’il y avait de la taxation sur les CDD, c’est une hérésie », s’est indigné le président du Medef. Selon lui, « il faut baisser la fiscalité sur tout le coût du travail, qu’on soit en CDD, en travail temporaire ou en CDI, on est beaucoup trop cher en France ». « La loi Travail est faite pour les jeunes ! » a-t-il une nouvelle fois souligné, ajoutant : « je les invite à venir rencontrer nos artisans, nos commerçants et autres chefs d’entreprise. Aujourd’hui, ils ont peur d’embaucher ». « La version 1 de la loi était pas mal. Si elle était passée, 45% [des chefs d’entreprise] étaient prêts à embaucher. La réforme du marché du travail a permis de créer 600 000 emplois en Espagne et 400 000 en Italie. La loi a été édulcorée au détriment des PME. Il faut une version 3 », a-t-il martelé. Concernant les opposants politiques et sociaux de la loi, Pierre Gattaz a asséné qu’« un député doit bosser pour son pays et pour réduire le chômage! Ceux qui veulent rester immobiles, qui réclament plus de contraintes sont des destructeurs d’emplois ». A ceux qui disent que la loi est « pro-Medef », Pierre Gattaz rétorque qu’« on s’en fout du Medef! Le plus important, c’est l’emploi. On veut tous réduire le chômage ». Le président du Medef a également exprimé sa « colère contre ceux qui protègent leurs idéologies marxistes », « ceux qui disent que les entreprises sont des exploitants du peuple, ceux qui ne veulent pas bouger ».  Et si la loi passait en l’état ou était encore plus édulcorée, Pierre Gattaz a prévenu, « cela va très mal se passer. Les partenaires sociaux vont se replier. Le chômage va exploser. Ce sera la Berezina. Les politiques doivent prendre leurs responsabilités. La France a tous les atouts ». Notamment dans le numérique qui, selon lui, « est une chance de croissance et d’adaptation dans un monde qui bouge. Il ne faut pas avoir peur ».

Les derniers articles