« Mon seul parti, c’est l’entreprise !»

BLO newsletterSynthèse du discours de Benoît Lonceint, président de l’UDEL MEDEF Loiret, lors de l’Assemblée générale du 26.05.2016.

 

Sur la baisse du chômage et les blocages de l’activité économique

Alors que les chiffres du chômage connaissent une légère amélioration pour le deuxième mois consécutif, les blocages de l’activité économique sont irresponsables et scandaleux. Les grèves dans les transports et les difficultés d’approvisionnement en carburant impactent l’activité économique dans notre pays. Certaines entreprises tournent au ralenti, les plus fragiles d’entre elles voient même leur existence menacée. Avec des conséquences graves également pour les salariés, confrontés à des difficultés quotidiennes grandissantes.

La surenchère actuelle dépasse le cadre acceptable d’un mouvement de contestation. La violence des propos et des actes ne sont pas admissibles. Par ma voix, notre Medef lance un appel solennel à la responsabilité de tous pour dépasser les jeux d’appareil et les postures politiques.

Il faut cesser les blocages mortifères pour notre économie et ne plus différer les réformes indispensables pour soutenir l’activité économique et la création d’emplois.

Face à cette situation, il appartient à l’Etat de veiller au respect du droit et de prendre les mesures permettant de garantir l’intérêt général, la liberté de travailler et de circuler librement. Les acteurs du dialogue social, quels qu’ils soient, doivent, eux, mesurer les conséquences de leurs actes dans un contexte économique difficile conduisant à des replis identitaires.

La loi Travail, une occasion ratée et un gâchis

La loi Travail ne changera désormais  ni la dualité du marché du travail ni son dynamisme qui naît de la croissance des entreprises et de la prise de risque.

Même si les principales absurdités ont été écartées à ce stade dans le projet de loi (surtaxation des CDD, CPA à rallonge, etc.), plusieurs contraintes et complexités nouvelles sont apparues et ne sont pas de nature à redonner confiance aux employeurs ou aux salariés. Les TPE-PME sont les grandes oubliées de ce projet. Aucune mesure de simplification ni de baisse de charges n’est à ce stade incluse dans ce texte.

L’attractivité de la France continue de se dégrader, les sièges sociaux de grandes entreprises quittent notre pays, la situation de l’emploi reste fragile, et une réforme cruciale a été vidée de son sens… Mais le combat continue !

L’engagement syndical patronal, pour porter la voix des entreprises

Chaque jour, nos représentants patronaux, que nous appelons respectueusement des mandataires, œuvrent par leur engagement et leur militantisme pour que la vision des entrepreneurs soit prise en compte, dans tous les lieux de décision et d’influence.

Qu’il s’agisse des CPH Tribunaux des Prud’hommes, des Tribunaux de commerce, des chambres consulaires CCI, de la Carsat, l’Urssaf, le CIHL, des conseils de développement d’agglo, du GIP, auprès de la région demain,  mais également auprès de la préfecture, la banque de France, des élus locaux , des parlementaires etc..  Ce sont 250 mandataires dont les membres du bureau et du CA qui nous défendent au quotidien dans le Loiret.

Le bilan de ce mandat

Après la démission brutale de mon prédécesseur en 2013 et dans un contexte de tensions au sein du Bureau de l’UDEL, de situation financière très préoccupante et de relations avec élus et collectivités assez dégradées, je suis sollicité pour reprendre le flambeau. Un nouveau projet est élaboré, présenté, notre nouveau bureau est élu, il se met au travail.

Antérieurement comme trésorier, il m’était devenu insupportable d’annoncer à chaque AG, les déficits accumulés depuis tant d’années. Car la Maison des Entreprises, gérée par des patrons, se doit d’être gérée de façon exemplaire.

S’en suit une restructuration sociale de l’UDEL : départ de salariés en veillant aux intérêts de chacun, nouvelle stratégie financière qui passe par l’optimisation des produits de location (services aux entreprises), une baisse drastique des charges de fonctionnement des deux immeubles, et la suppression de l’activité restauration le midi, largement déficitaire.

Augmenter les produits est un autre défi : gérer en interne, communiquer sur nos actions, promouvoir l’image de l’UDEL…et retrouver des locataires.

Recrutement  de nouveaux profils (adhésions, communication, contrôle de gestion), mutualisation des activités avec le Medef Centre, pour nos adhérents Loiret, pour le juridique et communication.

Le nombre d’adhésions repart à la hausse (50/an depuis 3 ans). Les locataires sont regroupés sur l’immeuble de façade le plus prestigieux, celui de second rang est mis en vente et est destiné à l’habitation (20 logements neufs de standing avec parking souterrain). Cette vente, en 2016, permettra de sécuriser financièrement les structures UDEL.

Mais la vie de l’UDEL, co-fondateur et hébergeur de Loire&Orléans eco depuis 2014, c’est aussi… :

  • la signature de plusieurs conventions de partenariat (Pôle Emploi, APEC, Vitrines d’Orléans, Val de Loire Entreprendre, etc…)
  • l’animation des groupements Beaugency, Pithiviers, Montargis,
  • l’Academy Prud’homales
  • l’élaboration du casting et de la feuille de route pour élections CCI 2016,
  • des manifestations pour nos adhérents : deux soirées annuelles « Nouveaux adhérents », visite de l’Assemblée nationale et du Sénat, en projet le Parlement Européen à la fin d’année, des Matinales et conférences, des visites d’entreprises (BRGM…), l’Université du MEDEF…
  • une AG annuelle (P.Dessertine, P.Gattaz, P.Croizon)
  • des interventions dans les collèges, lycées
  • des forums pour l’emploi
  • des événements co-organisés avec le G7

Pour une UDEL forte et reconnue, réseau puissant et efficace. Soutenir l’entrepreneuriat, le faire progresser, dans un esprit positif.

L’après-mandat

Il m’a semblé plus raisonnable de ne pas briguer de second mandat. Pourquoi ? Parce qu’une nouvelle charge de travail m’attend avec la transformation de la marque Quick en Burger King. Je l’ai tellement souhaitée ! Personne n’imaginait fin 2014 que l’avenir de Quick c’était Burger King ! Je suis parti seul contre tous et finalement mon projet l’a emporté !

C’est probablement la meilleure chose que j’ai faite pour mon groupe en 20 ans. Aller chercher notre nouveau concurrent N°2 mondial pour qu’il nous rachète.

Mais j’ai proposé au bureau de rester comme vice-président, afin de conserver quelques engagements et apporter ma contribution.

Je tenais à vous dire que j’ai pris beaucoup de plaisir à vous servir, à servir la cause des entreprises et à animer l’UDEL. Mon seul parti, c’est l’entreprise. Tous mes remerciements vont à notre Déléguée générale Olga Guitton, à l’ensemble des personnels UDEL- Entreprise&formation, à l’équipe du bureau qui m’a accompagné, et à notre Conseil d’administration.

 

Les derniers articles